la newsletter du salon AccesSecurity spécial cybersécurité

NUMÉRO SPÉCIAL SÉCURITÉ DES GRANDS ÉVÉNEMENTS N°3 • FÉVRIER 2019
INTERVIEW THIERRY ALDEBERT
INTERVIEW THIERRY MENUET
ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Thierry Aldebert Directeur exploitation et sécurité-sûreté de l’Olympique de Marseille AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté spécifiques auxquelles doit faire face l’Olympique de Marseille pendant les matchs ? Thierry Aldebert – Les risques sont pratiquement les mêmes que ceux pouvant apparaitre lors de rassemblements avec beaucoup de monde comme une grande fête culturelle ou sportive et même un parc à thème. Il s’agit du risque terroriste, de la fraude, du risque sanitaire ou de la gestion des flux. Sur ce dernier point, il faut bien comprendre que nous devons faire entrer jusqu’à 65 000 personnes en quelques heures seulement dans le stade en effectuant de la palpation, de la détection de comportement suspect ou de l’orientation du public vers ses places attribuées. En revanche, la sortie doit pouvoir se faire en quelques minutes si nécessaire. C’est comme un entonnoir à l’entrée du site en évitant les points de congestion et un cône évasé à la sortie qui doit favoriser l’évacuation. Un jour de match s’apparente aussi à la gestion d’une ville, ce qui peut impliquer des incidents dits domestiques de type malaises, chutes, arrêts cardiaques, etc. En moyenne, les équipes de secours effectuent une trentaine d’interventions de ce type lors d’un match. Le stade Vélodrome — qui accueille une trentaine de matchs par an — n’est pas concerné par le phénomène du hooliganisme, c’est-à-dire des individus venus pour tout casser ou se battre. Nous avons été confrontés à des tensions entre supporters d’équipes adverses mais le stade est configuré avec des dispositifs qui minimisent ce risque. AccesSecurity – La gestion d’un grand événement tel qu’un match impose une parfaite coordination entre sécurité privée et sécurité publique… Thierry Aldebert – Tout à fait. Le PC de sécurité de la police est installé à l’intérieur du stade et a accès aux caméras de vidéosurveillance du site mais aussi de la ville pour détecter tout événement pouvant intervenir sur la voie publique. Les militaires de Sentinelles effectuent des patrouilles à l’extérieur pour détecter les menaces et dissuader les attaques. Avant un match, nous organisons plusieurs réunions — la première sous la houlette du Préfet de Police a lieu trois semaines avant l’événement — pour assurer la coordination entre les intervenants et sensibiliser aux risques spécifiques. Il s’agit d’une trentaine de personnes, représentant les forces de l’ordre, la police aux frontières, l’opération Sentinelle, la ville de Marseille, la SNCF, la Régie des transports de Marseille, le club, la Ligue, les centres commerciaux, le Parc Chanot, etc. Puis nous organisons des briefings opérationnels jusqu’à 5 heures avant l’événement et comptons sur le relais des différentes sociétés (une quarantaine) qui travaillent au stade jour de match. Selon l’importance d’un match, nous mobilisons 700 à 900 agents de sécurité qui s’occupent des palpations, du contrôle des billets, de la sécurité des tribunes et des bords de pelouses et des points stratégiques. Nous avons également 100 à 200 agents d’accueil, une soixantaine de marins-pompiers de Marseille pour gérer les risques incendie et du personnel médical ainsi que les forces de l’ordre dont le volume d’engagement dépend de l’actualité. Depuis l’été dernier, nous disposons d’un service interne de sécurité qui assure la supervision par zones. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Thierry Aldebert – Il est très important de se tenir à l’affût des évolutions technologiques, des méthodes de travail, ce qui permet d’améliorer la qualité de service aux spectateurs et la sécurité. Ce type de salon permet d’échanger sur la valeur objective de la sécurité et sur le sentiment subjectif de la sécurité. Lors d’AccesSecurity, il est possible de partager des idées et des expériences pour confronter avec d’autres professionnels nos problématiques et nos réponses. En effet, il ne faut surtout pas rester figé dans notre fonctionnement. Les dispositifs de sécurité mis en place par l’OM peuvent également servir de modèle pour d’autres sites, tout en étant adaptés à leurs configurations spécifiques. Nous apprécions le salon AccesSecurity qui se tient au parc Chanot, c’est-à-dire exactement à côté du stade Vélodrome ! n
INTERVIEW Thierry Menuet Responsable du service de prévention des risques de la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France AccesSecurity – Les nombreux sites de la CCI Paris Ile-de-France ont-ils des problématiques de sécurité différents ? Thierry Menuet – La CCI, dont l’objectif est d’apporter un service aux entreprises afin de faire prospérer l’économie et l’emploi, est le premier organisme de formation en Ile-de-France et le second en France. Nous regroupons une cinquantaine de sites, dont une vingtaine d’écoles qui forment chaque année 60 000 élèves et adultes. Parmi celles-ci, on peut citer les prestigieuses Ecole des Gobelins pour les métiers de l’image, Ferrandi Paris pour la restauration ou Isipca, l’école du parfum, de même qu’HEC Paris, l’ESCP Europe et quelques sites à l’étranger, dont l’ESA à Beyrouth. 90% de ces sites sont des ERP et certains d’entre eux — comme le siège de l’avenue Friedland à Paris — relèvent des monuments historiques, ce qui impose de se conformer à des exigences spécifiques en matière de sécurité incendie, de sonorisation ou de clôture. La menace terroriste fait partie de nos préoccupations depuis les attentats de 2015 et 2016, ce qui n’était pas le cas auparavant. Nous devons donc appliquer les mesures Vigipirate, d’autant que nous accueillons dans nos bâtiments de nombreux événements du monde politique, économique, sportif ou de la mode. AccesSecurity – Quelles mesures ont été prises depuis les attentats ? Thierry Menuet – Il y a effectivement un avant et un après attentats. C’est celui de Nice en juillet 2016 qui a été un véritable déclencheur. Nous avons désormais l’obligation de former le personnel à une menace d’intrusion terroriste si bien que nous effectuons des exercices de confinement et d’évacuation dans nos écoles, ce qui est très différent des exercices d’évacuation incendie. Nous avons confié à un cabinet d’audit en sûreté la réalisation d’un programme de sensibilisation sous forme d’e-learning. Opérationnel depuis septembre dernier, il est très bien accueilli par les élèves et les enseignants. Nous menons des audits sûreté sur tous nos sites et avons défini les moyens de prévention et de protection en fonction de leurs risques, de leurs activités, de leur configuration ou des personnes qui s’y rendent. Un plan d’action a été élaboré pour chaque site. Ce plan, d’une durée de quatre ans, a été validé l’année dernière. Il définit le nombre d’agents de sécurité à positionner, l’évolution des missions des personnes concernées et la mise en place d’installations de contrôle des accès. Nous sommes également en train de mettre à jour, site par site, le parc de caméras de vidéosurveillance. Il faut noter que nous n’aurions pas pu aborder ce type de sujets voici seulement quelques années. Cette nouvelle approche implique une augmentation de nos dépenses de sûreté et une plus grande coordination avec les forces de l’ordre et les autorités. Il faut aussi mentionner les risques liés aux manifestations des Gilets jaunes. Nous avons été impactés par ce mouvement à Paris mais pas en province. Nous avons pris des mesures spécifiques comme la pose de panneaux en bois sur les façades, l’augmentation ponctuelle du nombre d’agents de sécurité, le renforcement des protections mécaniques et le soudage de grilles. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Thierry Menuet – Notre demande croissante et récente en sûreté nécessite d’échanger sur toutes ces problématiques. Nous sommes sollicités quasi quotidiennement par des prestataires, mais nous répondons systématiquement par la négative à leur démarche faute de temps. Visiter un salon comme AccesSecurity est donc une opportunité de les rencontrer. Outre la découverte de produits nouveaux, c’est aussi un lieu d’échanges et de retour d’expériences sur le plan technique et réglementaire. Et c’est d’autant plus intéressant que ce salon se tient en province et que l’on est donc loin d’un certain « parisianisme ». n
Ils exposent SUR AccesSecurity Dény Security : deux nouvelles serrures Spécialiste de la sécurisation des accès, Dény Security dispose d'un savoir-faire reconnu dans la protection des sites sensibles tertiaires ou industriels. Il exposera au prochain salon AccesSecurity, sa serrure électrique motorisée multipoints LSS offrant une solution universelle alliant haute sécurité et flexibilité. En effet, cette serrure certifiée CR5 dispose de 2 à 9 points latéraux de fermeture et d'un pêne demi-tour anti-rebond. Entièrement réversible sans démontage, la serrure LSS, tout inox s'adapte sur tout type de porte bois, métal, aluminium ou PVC, pleine ou profil étroit. Montée en applique, elle se décline en trois versions : standard où la béquille côté intérieure n'actionne que le pêne demi-tour, avec sortie libre côté intérieur, par béquille ou bouton poussoir lumineux vert, condamnée avec béquille contrôlée coté intérieur. La serrure SPEAD Line homologuée EN 1125 sera également présente sur le salon AccesSecurity. Bénéficiant du système breveté d'éjection de pêne automatique qui garantit aux établissements d'avoir une porte toujours verrouillée, la SPEAD Line EN 1125 associe une serrure électrique à mortaiser et une barre antipanique de type push barre. Si la sortie reste libre grâce à la barre de poussée, l'entrée est contrôlée par une béquille, alliant ainsi sécurité des accès et évacuation sécurisée des personnes en cas de besoin. n CNM International : caméra avec fonction d’interpellation Ayant acquis durant plus de 20 ans un réel savoir-faire dans les métiers de la sécurité, Gilbert Belchi crée la société CNM International en janvier 1997. Implantée à La Ciotat et pouvant intervenir partout en France et à l’International, CNM est spécialisée dans la distribution de matériels courants faibles dédiés à la sécurité et l’assistance technique. Grâce à notre vision d’experts, nous sommes capables d’analyser une situation et de proposer la technologie la mieux adaptée aux besoins spécifiques et aux normes en vigueur. De plus, M. Belchi a été reconnu apte par le CNPP à la fonction de coordinateur SSI. Nous sommes aussi un interlocuteur privilégié des entreprises et installateurs électriques auxquels nous pouvons apporter une réponse globale pour la totalité du lot courant faible. Au-delà de notre activité commerciale, nous sommes présents sur le chantier pour la programmation en mettant à disposition nos techniciens et ce, quelle que soit la configuration du site. Les partenariats que nous avons mis en place avec les constructeurs nationaux ou internationaux nous permettent de garantir à nos clients un suivi global à toutes les étapes de leur projet courant faible. Il vous sera présenté au salon AccesSecurity les dernières nouveautés en termes de matériel de sureté tout particulièrement notre dernière caméra panoramique avec fonction d’interpellation et de de suivi automatique. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019

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N°3 • FÉVRIER 2019

INTERVIEW THIERRY ALDEBERT
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ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Thierry Aldebert Directeur exploitation et sécurité-sûreté de l’Olympique de Marseille AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté spécifiques auxquelles doit faire face l’Olympique de Marseille pendant les matchs ? Thierry Aldebert – Les risques sont pratiquement les mêmes que ceux pouvant apparaitre lors de rassemblements avec beaucoup de monde comme une grande fête culturelle ou sportive et même un parc à thème. Il s’agit du risque terroriste, de la fraude, du risque sanitaire ou de la gestion des flux. Sur ce dernier point, il faut bien comprendre que nous devons faire entrer jusqu’à 65 000 personnes en quelques heures seulement dans le stade en effectuant de la palpation, de la détection de comportement suspect ou de l’orientation du public vers ses places attribuées. En revanche, la sortie doit pouvoir se faire en quelques minutes si nécessaire. C’est comme un entonnoir à l’entrée du site en évitant les points de congestion et un cône évasé à la sortie qui doit favoriser l’évacuation. Un jour de match s’apparente aussi à la gestion d’une ville, ce qui peut impliquer des incidents dits domestiques de type malaises, chutes, arrêts cardiaques, etc. En moyenne, les équipes de secours effectuent une trentaine d’interventions de ce type lors d’un match. Le stade Vélodrome — qui accueille une trentaine de matchs par an — n’est pas concerné par le phénomène du hooliganisme, c’est-à-dire des individus venus pour tout casser ou se battre. Nous avons été confrontés à des tensions entre supporters d’équipes adverses mais le stade est configuré avec des dispositifs qui minimisent ce risque. AccesSecurity – La gestion d’un grand événement tel qu’un match impose une parfaite coordination entre sécurité privée et sécurité publique… Thierry Aldebert – Tout à fait. Le PC de sécurité de la police est installé à l’intérieur du stade et a accès aux caméras de vidéosurveillance du site mais aussi de la ville pour détecter tout événement pouvant intervenir sur la voie publique. Les militaires de Sentinelles effectuent des patrouilles à l’extérieur pour détecter les menaces et dissuader les attaques. Avant un match, nous organisons plusieurs réunions — la première sous la houlette du Préfet de Police a lieu trois semaines avant l’événement — pour assurer la coordination entre les intervenants et sensibiliser aux risques spécifiques. Il s’agit d’une trentaine de personnes, représentant les forces de l’ordre, la police aux frontières, l’opération Sentinelle, la ville de Marseille, la SNCF, la Régie des transports de Marseille, le club, la Ligue, les centres commerciaux, le Parc Chanot, etc. Puis nous organisons des briefings opérationnels jusqu’à 5 heures avant l’événement et comptons sur le relais des différentes sociétés (une quarantaine) qui travaillent au stade jour de match. Selon l’importance d’un match, nous mobilisons 700 à 900 agents de sécurité qui s’occupent des palpations, du contrôle des billets, de la sécurité des tribunes et des bords de pelouses et des points stratégiques. Nous avons également 100 à 200 agents d’accueil, une soixantaine de marins-pompiers de Marseille pour gérer les risques incendie et du personnel médical ainsi que les forces de l’ordre dont le volume d’engagement dépend de l’actualité. Depuis l’été dernier, nous disposons d’un service interne de sécurité qui assure la supervision par zones. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Thierry Aldebert – Il est très important de se tenir à l’affût des évolutions technologiques, des méthodes de travail, ce qui permet d’améliorer la qualité de service aux spectateurs et la sécurité. Ce type de salon permet d’échanger sur la valeur objective de la sécurité et sur le sentiment subjectif de la sécurité. Lors d’AccesSecurity, il est possible de partager des idées et des expériences pour confronter avec d’autres professionnels nos problématiques et nos réponses. En effet, il ne faut surtout pas rester figé dans notre fonctionnement. Les dispositifs de sécurité mis en place par l’OM peuvent également servir de modèle pour d’autres sites, tout en étant adaptés à leurs configurations spécifiques. Nous apprécions le salon AccesSecurity qui se tient au parc Chanot, c’est-à-dire exactement à côté du stade Vélodrome ! n
INTERVIEW Thierry Menuet Responsable du service de prévention des risques de la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France AccesSecurity – Les nombreux sites de la CCI Paris Ile-de-France ont-ils des problématiques de sécurité différents ? Thierry Menuet – La CCI, dont l’objectif est d’apporter un service aux entreprises afin de faire prospérer l’économie et l’emploi, est le premier organisme de formation en Ile-de-France et le second en France. Nous regroupons une cinquantaine de sites, dont une vingtaine d’écoles qui forment chaque année 60 000 élèves et adultes. Parmi celles-ci, on peut citer les prestigieuses Ecole des Gobelins pour les métiers de l’image, Ferrandi Paris pour la restauration ou Isipca, l’école du parfum, de même qu’HEC Paris, l’ESCP Europe et quelques sites à l’étranger, dont l’ESA à Beyrouth. 90% de ces sites sont des ERP et certains d’entre eux — comme le siège de l’avenue Friedland à Paris — relèvent des monuments historiques, ce qui impose de se conformer à des exigences spécifiques en matière de sécurité incendie, de sonorisation ou de clôture. La menace terroriste fait partie de nos préoccupations depuis les attentats de 2015 et 2016, ce qui n’était pas le cas auparavant. Nous devons donc appliquer les mesures Vigipirate, d’autant que nous accueillons dans nos bâtiments de nombreux événements du monde politique, économique, sportif ou de la mode. AccesSecurity – Quelles mesures ont été prises depuis les attentats ? Thierry Menuet – Il y a effectivement un avant et un après attentats. C’est celui de Nice en juillet 2016 qui a été un véritable déclencheur. Nous avons désormais l’obligation de former le personnel à une menace d’intrusion terroriste si bien que nous effectuons des exercices de confinement et d’évacuation dans nos écoles, ce qui est très différent des exercices d’évacuation incendie. Nous avons confié à un cabinet d’audit en sûreté la réalisation d’un programme de sensibilisation sous forme d’e-learning. Opérationnel depuis septembre dernier, il est très bien accueilli par les élèves et les enseignants. Nous menons des audits sûreté sur tous nos sites et avons défini les moyens de prévention et de protection en fonction de leurs risques, de leurs activités, de leur configuration ou des personnes qui s’y rendent. Un plan d’action a été élaboré pour chaque site. Ce plan, d’une durée de quatre ans, a été validé l’année dernière. Il définit le nombre d’agents de sécurité à positionner, l’évolution des missions des personnes concernées et la mise en place d’installations de contrôle des accès. Nous sommes également en train de mettre à jour, site par site, le parc de caméras de vidéosurveillance. Il faut noter que nous n’aurions pas pu aborder ce type de sujets voici seulement quelques années. Cette nouvelle approche implique une augmentation de nos dépenses de sûreté et une plus grande coordination avec les forces de l’ordre et les autorités. Il faut aussi mentionner les risques liés aux manifestations des Gilets jaunes. Nous avons été impactés par ce mouvement à Paris mais pas en province. Nous avons pris des mesures spécifiques comme la pose de panneaux en bois sur les façades, l’augmentation ponctuelle du nombre d’agents de sécurité, le renforcement des protections mécaniques et le soudage de grilles. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Thierry Menuet – Notre demande croissante et récente en sûreté nécessite d’échanger sur toutes ces problématiques. Nous sommes sollicités quasi quotidiennement par des prestataires, mais nous répondons systématiquement par la négative à leur démarche faute de temps. Visiter un salon comme AccesSecurity est donc une opportunité de les rencontrer. Outre la découverte de produits nouveaux, c’est aussi un lieu d’échanges et de retour d’expériences sur le plan technique et réglementaire. Et c’est d’autant plus intéressant que ce salon se tient en province et que l’on est donc loin d’un certain « parisianisme ». n
Ils exposent SUR AccesSecurity Dény Security : deux nouvelles serrures Spécialiste de la sécurisation des accès, Dény Security dispose d'un savoir-faire reconnu dans la protection des sites sensibles tertiaires ou industriels. Il exposera au prochain salon AccesSecurity, sa serrure électrique motorisée multipoints LSS offrant une solution universelle alliant haute sécurité et flexibilité. En effet, cette serrure certifiée CR5 dispose de 2 à 9 points latéraux de fermeture et d'un pêne demi-tour anti-rebond. Entièrement réversible sans démontage, la serrure LSS, tout inox s'adapte sur tout type de porte bois, métal, aluminium ou PVC, pleine ou profil étroit. Montée en applique, elle se décline en trois versions : standard où la béquille côté intérieure n'actionne que le pêne demi-tour, avec sortie libre côté intérieur, par béquille ou bouton poussoir lumineux vert, condamnée avec béquille contrôlée coté intérieur. La serrure SPEAD Line homologuée EN 1125 sera également présente sur le salon AccesSecurity. Bénéficiant du système breveté d'éjection de pêne automatique qui garantit aux établissements d'avoir une porte toujours verrouillée, la SPEAD Line EN 1125 associe une serrure électrique à mortaiser et une barre antipanique de type push barre. Si la sortie reste libre grâce à la barre de poussée, l'entrée est contrôlée par une béquille, alliant ainsi sécurité des accès et évacuation sécurisée des personnes en cas de besoin. n CNM International : caméra avec fonction d’interpellation Ayant acquis durant plus de 20 ans un réel savoir-faire dans les métiers de la sécurité, Gilbert Belchi crée la société CNM International en janvier 1997. Implantée à La Ciotat et pouvant intervenir partout en France et à l’International, CNM est spécialisée dans la distribution de matériels courants faibles dédiés à la sécurité et l’assistance technique. Grâce à notre vision d’experts, nous sommes capables d’analyser une situation et de proposer la technologie la mieux adaptée aux besoins spécifiques et aux normes en vigueur. De plus, M. Belchi a été reconnu apte par le CNPP à la fonction de coordinateur SSI. Nous sommes aussi un interlocuteur privilégié des entreprises et installateurs électriques auxquels nous pouvons apporter une réponse globale pour la totalité du lot courant faible. Au-delà de notre activité commerciale, nous sommes présents sur le chantier pour la programmation en mettant à disposition nos techniciens et ce, quelle que soit la configuration du site. Les partenariats que nous avons mis en place avec les constructeurs nationaux ou internationaux nous permettent de garantir à nos clients un suivi global à toutes les étapes de leur projet courant faible. Il vous sera présenté au salon AccesSecurity les dernières nouveautés en termes de matériel de sureté tout particulièrement notre dernière caméra panoramique avec fonction d’interpellation et de de suivi automatique. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019
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NUMÉRO SPÉCIAL SÉCURITÉ DES GRANDS ÉVÉNEMENTS N°3 • FÉVRIER 2019
INTERVIEW THIERRY ALDEBERT
INTERVIEW THIERRY MENUET
ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Thierry Aldebert Directeur exploitation et sécurité-sûreté de l’Olympique de Marseille AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté spécifiques auxquelles doit faire face l’Olympique de Marseille pendant les matchs ? Thierry Aldebert – Les risques sont pratiquement les mêmes que ceux pouvant apparaitre lors de rassemblements avec beaucoup de monde comme une grande fête culturelle ou sportive et même un parc à thème. Il s’agit du risque terroriste, de la fraude, du risque sanitaire ou de la gestion des flux. Sur ce dernier point, il faut bien comprendre que nous devons faire entrer jusqu’à 65 000 personnes en quelques heures seulement dans le stade en effectuant de la palpation, de la détection de comportement suspect ou de l’orientation du public vers ses places attribuées. En revanche, la sortie doit pouvoir se faire en quelques minutes si nécessaire. C’est comme un entonnoir à l’entrée du site en évitant les points de congestion et un cône évasé à la sortie qui doit favoriser l’évacuation. Un jour de match s’apparente aussi à la gestion d’une ville, ce qui peut impliquer des incidents dits domestiques de type malaises, chutes, arrêts cardiaques, etc. En moyenne, les équipes de secours effectuent une trentaine d’interventions de ce type lors d’un match. Le stade Vélodrome — qui accueille une trentaine de matchs par an — n’est pas concerné par le phénomène du hooliganisme, c’est-à-dire des individus venus pour tout casser ou se battre. Nous avons été confrontés à des tensions entre supporters d’équipes adverses mais le stade est configuré avec des dispositifs qui minimisent ce risque. AccesSecurity – La gestion d’un grand événement tel qu’un match impose une parfaite coordination entre sécurité privée et sécurité publique… Thierry Aldebert – Tout à fait. Le PC de sécurité de la police est installé à l’intérieur du stade et a accès aux caméras de vidéosurveillance du site mais aussi de la ville pour détecter tout événement pouvant intervenir sur la voie publique. Les militaires de Sentinelles effectuent des patrouilles à l’extérieur pour détecter les menaces et dissuader les attaques. Avant un match, nous organisons plusieurs réunions — la première sous la houlette du Préfet de Police a lieu trois semaines avant l’événement — pour assurer la coordination entre les intervenants et sensibiliser aux risques spécifiques. Il s’agit d’une trentaine de personnes, représentant les forces de l’ordre, la police aux frontières, l’opération Sentinelle, la ville de Marseille, la SNCF, la Régie des transports de Marseille, le club, la Ligue, les centres commerciaux, le Parc Chanot, etc. Puis nous organisons des briefings opérationnels jusqu’à 5 heures avant l’événement et comptons sur le relais des différentes sociétés (une quarantaine) qui travaillent au stade jour de match. Selon l’importance d’un match, nous mobilisons 700 à 900 agents de sécurité qui s’occupent des palpations, du contrôle des billets, de la sécurité des tribunes et des bords de pelouses et des points stratégiques. Nous avons également 100 à 200 agents d’accueil, une soixantaine de marins-pompiers de Marseille pour gérer les risques incendie et du personnel médical ainsi que les forces de l’ordre dont le volume d’engagement dépend de l’actualité. Depuis l’été dernier, nous disposons d’un service interne de sécurité qui assure la supervision par zones. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Thierry Aldebert – Il est très important de se tenir à l’affût des évolutions technologiques, des méthodes de travail, ce qui permet d’améliorer la qualité de service aux spectateurs et la sécurité. Ce type de salon permet d’échanger sur la valeur objective de la sécurité et sur le sentiment subjectif de la sécurité. Lors d’AccesSecurity, il est possible de partager des idées et des expériences pour confronter avec d’autres professionnels nos problématiques et nos réponses. En effet, il ne faut surtout pas rester figé dans notre fonctionnement. Les dispositifs de sécurité mis en place par l’OM peuvent également servir de modèle pour d’autres sites, tout en étant adaptés à leurs configurations spécifiques. Nous apprécions le salon AccesSecurity qui se tient au parc Chanot, c’est-à-dire exactement à côté du stade Vélodrome ! n
INTERVIEW Thierry Menuet Responsable du service de prévention des risques de la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France AccesSecurity – Les nombreux sites de la CCI Paris Ile-de-France ont-ils des problématiques de sécurité différents ? Thierry Menuet – La CCI, dont l’objectif est d’apporter un service aux entreprises afin de faire prospérer l’économie et l’emploi, est le premier organisme de formation en Ile-de-France et le second en France. Nous regroupons une cinquantaine de sites, dont une vingtaine d’écoles qui forment chaque année 60 000 élèves et adultes. Parmi celles-ci, on peut citer les prestigieuses Ecole des Gobelins pour les métiers de l’image, Ferrandi Paris pour la restauration ou Isipca, l’école du parfum, de même qu’HEC Paris, l’ESCP Europe et quelques sites à l’étranger, dont l’ESA à Beyrouth. 90% de ces sites sont des ERP et certains d’entre eux — comme le siège de l’avenue Friedland à Paris — relèvent des monuments historiques, ce qui impose de se conformer à des exigences spécifiques en matière de sécurité incendie, de sonorisation ou de clôture. La menace terroriste fait partie de nos préoccupations depuis les attentats de 2015 et 2016, ce qui n’était pas le cas auparavant. Nous devons donc appliquer les mesures Vigipirate, d’autant que nous accueillons dans nos bâtiments de nombreux événements du monde politique, économique, sportif ou de la mode. AccesSecurity – Quelles mesures ont été prises depuis les attentats ? Thierry Menuet – Il y a effectivement un avant et un après attentats. C’est celui de Nice en juillet 2016 qui a été un véritable déclencheur. Nous avons désormais l’obligation de former le personnel à une menace d’intrusion terroriste si bien que nous effectuons des exercices de confinement et d’évacuation dans nos écoles, ce qui est très différent des exercices d’évacuation incendie. Nous avons confié à un cabinet d’audit en sûreté la réalisation d’un programme de sensibilisation sous forme d’e-learning. Opérationnel depuis septembre dernier, il est très bien accueilli par les élèves et les enseignants. Nous menons des audits sûreté sur tous nos sites et avons défini les moyens de prévention et de protection en fonction de leurs risques, de leurs activités, de leur configuration ou des personnes qui s’y rendent. Un plan d’action a été élaboré pour chaque site. Ce plan, d’une durée de quatre ans, a été validé l’année dernière. Il définit le nombre d’agents de sécurité à positionner, l’évolution des missions des personnes concernées et la mise en place d’installations de contrôle des accès. Nous sommes également en train de mettre à jour, site par site, le parc de caméras de vidéosurveillance. Il faut noter que nous n’aurions pas pu aborder ce type de sujets voici seulement quelques années. Cette nouvelle approche implique une augmentation de nos dépenses de sûreté et une plus grande coordination avec les forces de l’ordre et les autorités. Il faut aussi mentionner les risques liés aux manifestations des Gilets jaunes. Nous avons été impactés par ce mouvement à Paris mais pas en province. Nous avons pris des mesures spécifiques comme la pose de panneaux en bois sur les façades, l’augmentation ponctuelle du nombre d’agents de sécurité, le renforcement des protections mécaniques et le soudage de grilles. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Thierry Menuet – Notre demande croissante et récente en sûreté nécessite d’échanger sur toutes ces problématiques. Nous sommes sollicités quasi quotidiennement par des prestataires, mais nous répondons systématiquement par la négative à leur démarche faute de temps. Visiter un salon comme AccesSecurity est donc une opportunité de les rencontrer. Outre la découverte de produits nouveaux, c’est aussi un lieu d’échanges et de retour d’expériences sur le plan technique et réglementaire. Et c’est d’autant plus intéressant que ce salon se tient en province et que l’on est donc loin d’un certain « parisianisme ». n
Ils exposent SUR AccesSecurity Dény Security : deux nouvelles serrures Spécialiste de la sécurisation des accès, Dény Security dispose d'un savoir-faire reconnu dans la protection des sites sensibles tertiaires ou industriels. Il exposera au prochain salon AccesSecurity, sa serrure électrique motorisée multipoints LSS offrant une solution universelle alliant haute sécurité et flexibilité. En effet, cette serrure certifiée CR5 dispose de 2 à 9 points latéraux de fermeture et d'un pêne demi-tour anti-rebond. Entièrement réversible sans démontage, la serrure LSS, tout inox s'adapte sur tout type de porte bois, métal, aluminium ou PVC, pleine ou profil étroit. Montée en applique, elle se décline en trois versions : standard où la béquille côté intérieure n'actionne que le pêne demi-tour, avec sortie libre côté intérieur, par béquille ou bouton poussoir lumineux vert, condamnée avec béquille contrôlée coté intérieur. La serrure SPEAD Line homologuée EN 1125 sera également présente sur le salon AccesSecurity. Bénéficiant du système breveté d'éjection de pêne automatique qui garantit aux établissements d'avoir une porte toujours verrouillée, la SPEAD Line EN 1125 associe une serrure électrique à mortaiser et une barre antipanique de type push barre. Si la sortie reste libre grâce à la barre de poussée, l'entrée est contrôlée par une béquille, alliant ainsi sécurité des accès et évacuation sécurisée des personnes en cas de besoin. n CNM International : caméra avec fonction d’interpellation Ayant acquis durant plus de 20 ans un réel savoir-faire dans les métiers de la sécurité, Gilbert Belchi crée la société CNM International en janvier 1997. Implantée à La Ciotat et pouvant intervenir partout en France et à l’International, CNM est spécialisée dans la distribution de matériels courants faibles dédiés à la sécurité et l’assistance technique. Grâce à notre vision d’experts, nous sommes capables d’analyser une situation et de proposer la technologie la mieux adaptée aux besoins spécifiques et aux normes en vigueur. De plus, M. Belchi a été reconnu apte par le CNPP à la fonction de coordinateur SSI. Nous sommes aussi un interlocuteur privilégié des entreprises et installateurs électriques auxquels nous pouvons apporter une réponse globale pour la totalité du lot courant faible. Au-delà de notre activité commerciale, nous sommes présents sur le chantier pour la programmation en mettant à disposition nos techniciens et ce, quelle que soit la configuration du site. Les partenariats que nous avons mis en place avec les constructeurs nationaux ou internationaux nous permettent de garantir à nos clients un suivi global à toutes les étapes de leur projet courant faible. Il vous sera présenté au salon AccesSecurity les dernières nouveautés en termes de matériel de sureté tout particulièrement notre dernière caméra panoramique avec fonction d’interpellation et de de suivi automatique. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019
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INTERVIEW THIERRY ALDEBERT
INTERVIEW THIERRY MENUET
ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Thierry Aldebert Directeur exploitation et sécurité-sûreté de l’Olympique de Marseille AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté spécifiques auxquelles doit faire face l’Olympique de Marseille pendant les matchs ? Thierry Aldebert – Les risques sont pratiquement les mêmes que ceux pouvant apparaitre lors de rassemblements avec beaucoup de monde comme une grande fête culturelle ou sportive et même un parc à thème. Il s’agit du risque terroriste, de la fraude, du risque sanitaire ou de la gestion des flux. Sur ce dernier point, il faut bien comprendre que nous devons faire entrer jusqu’à 65 000 personnes en quelques heures seulement dans le stade en effectuant de la palpation, de la détection de comportement suspect ou de l’orientation du public vers ses places attribuées. En revanche, la sortie doit pouvoir se faire en quelques minutes si nécessaire. C’est comme un entonnoir à l’entrée du site en évitant les points de congestion et un cône évasé à la sortie qui doit favoriser l’évacuation. Un jour de match s’apparente aussi à la gestion d’une ville, ce qui peut impliquer des incidents dits domestiques de type malaises, chutes, arrêts cardiaques, etc. En moyenne, les équipes de secours effectuent une trentaine d’interventions de ce type lors d’un match. Le stade Vélodrome — qui accueille une trentaine de matchs par an — n’est pas concerné par le phénomène du hooliganisme, c’est-à-dire des individus venus pour tout casser ou se battre. Nous avons été confrontés à des tensions entre supporters d’équipes adverses mais le stade est configuré avec des dispositifs qui minimisent ce risque. AccesSecurity – La gestion d’un grand événement tel qu’un match impose une parfaite coordination entre sécurité privée et sécurité publique… Thierry Aldebert – Tout à fait. Le PC de sécurité de la police est installé à l’intérieur du stade et a accès aux caméras de vidéosurveillance du site mais aussi de la ville pour détecter tout événement pouvant intervenir sur la voie publique. Les militaires de Sentinelles effectuent des patrouilles à l’extérieur pour détecter les menaces et dissuader les attaques. Avant un match, nous organisons plusieurs réunions — la première sous la houlette du Préfet de Police a lieu trois semaines avant l’événement — pour assurer la coordination entre les intervenants et sensibiliser aux risques spécifiques. Il s’agit d’une trentaine de personnes, représentant les forces de l’ordre, la police aux frontières, l’opération Sentinelle, la ville de Marseille, la SNCF, la Régie des transports de Marseille, le club, la Ligue, les centres commerciaux, le Parc Chanot, etc. Puis nous organisons des briefings opérationnels jusqu’à 5 heures avant l’événement et comptons sur le relais des différentes sociétés (une quarantaine) qui travaillent au stade jour de match. Selon l’importance d’un match, nous mobilisons 700 à 900 agents de sécurité qui s’occupent des palpations, du contrôle des billets, de la sécurité des tribunes et des bords de pelouses et des points stratégiques. Nous avons également 100 à 200 agents d’accueil, une soixantaine de marins-pompiers de Marseille pour gérer les risques incendie et du personnel médical ainsi que les forces de l’ordre dont le volume d’engagement dépend de l’actualité. Depuis l’été dernier, nous disposons d’un service interne de sécurité qui assure la supervision par zones. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Thierry Aldebert – Il est très important de se tenir à l’affût des évolutions technologiques, des méthodes de travail, ce qui permet d’améliorer la qualité de service aux spectateurs et la sécurité. Ce type de salon permet d’échanger sur la valeur objective de la sécurité et sur le sentiment subjectif de la sécurité. Lors d’AccesSecurity, il est possible de partager des idées et des expériences pour confronter avec d’autres professionnels nos problématiques et nos réponses. En effet, il ne faut surtout pas rester figé dans notre fonctionnement. Les dispositifs de sécurité mis en place par l’OM peuvent également servir de modèle pour d’autres sites, tout en étant adaptés à leurs configurations spécifiques. Nous apprécions le salon AccesSecurity qui se tient au parc Chanot, c’est-à-dire exactement à côté du stade Vélodrome ! n
INTERVIEW Thierry Menuet Responsable du service de prévention des risques de la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France AccesSecurity – Les nombreux sites de la CCI Paris Ile-de-France ont-ils des problématiques de sécurité différents ? Thierry Menuet – La CCI, dont l’objectif est d’apporter un service aux entreprises afin de faire prospérer l’économie et l’emploi, est le premier organisme de formation en Ile-de-France et le second en France. Nous regroupons une cinquantaine de sites, dont une vingtaine d’écoles qui forment chaque année 60 000 élèves et adultes. Parmi celles-ci, on peut citer les prestigieuses Ecole des Gobelins pour les métiers de l’image, Ferrandi Paris pour la restauration ou Isipca, l’école du parfum, de même qu’HEC Paris, l’ESCP Europe et quelques sites à l’étranger, dont l’ESA à Beyrouth. 90% de ces sites sont des ERP et certains d’entre eux — comme le siège de l’avenue Friedland à Paris — relèvent des monuments historiques, ce qui impose de se conformer à des exigences spécifiques en matière de sécurité incendie, de sonorisation ou de clôture. La menace terroriste fait partie de nos préoccupations depuis les attentats de 2015 et 2016, ce qui n’était pas le cas auparavant. Nous devons donc appliquer les mesures Vigipirate, d’autant que nous accueillons dans nos bâtiments de nombreux événements du monde politique, économique, sportif ou de la mode. AccesSecurity – Quelles mesures ont été prises depuis les attentats ? Thierry Menuet – Il y a effectivement un avant et un après attentats. C’est celui de Nice en juillet 2016 qui a été un véritable déclencheur. Nous avons désormais l’obligation de former le personnel à une menace d’intrusion terroriste si bien que nous effectuons des exercices de confinement et d’évacuation dans nos écoles, ce qui est très différent des exercices d’évacuation incendie. Nous avons confié à un cabinet d’audit en sûreté la réalisation d’un programme de sensibilisation sous forme d’e-learning. Opérationnel depuis septembre dernier, il est très bien accueilli par les élèves et les enseignants. Nous menons des audits sûreté sur tous nos sites et avons défini les moyens de prévention et de protection en fonction de leurs risques, de leurs activités, de leur configuration ou des personnes qui s’y rendent. Un plan d’action a été élaboré pour chaque site. Ce plan, d’une durée de quatre ans, a été validé l’année dernière. Il définit le nombre d’agents de sécurité à positionner, l’évolution des missions des personnes concernées et la mise en place d’installations de contrôle des accès. Nous sommes également en train de mettre à jour, site par site, le parc de caméras de vidéosurveillance. Il faut noter que nous n’aurions pas pu aborder ce type de sujets voici seulement quelques années. Cette nouvelle approche implique une augmentation de nos dépenses de sûreté et une plus grande coordination avec les forces de l’ordre et les autorités. Il faut aussi mentionner les risques liés aux manifestations des Gilets jaunes. Nous avons été impactés par ce mouvement à Paris mais pas en province. Nous avons pris des mesures spécifiques comme la pose de panneaux en bois sur les façades, l’augmentation ponctuelle du nombre d’agents de sécurité, le renforcement des protections mécaniques et le soudage de grilles. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Thierry Menuet – Notre demande croissante et récente en sûreté nécessite d’échanger sur toutes ces problématiques. Nous sommes sollicités quasi quotidiennement par des prestataires, mais nous répondons systématiquement par la négative à leur démarche faute de temps. Visiter un salon comme AccesSecurity est donc une opportunité de les rencontrer. Outre la découverte de produits nouveaux, c’est aussi un lieu d’échanges et de retour d’expériences sur le plan technique et réglementaire. Et c’est d’autant plus intéressant que ce salon se tient en province et que l’on est donc loin d’un certain « parisianisme ». n
Ils exposent SUR AccesSecurity Dény Security : deux nouvelles serrures Spécialiste de la sécurisation des accès, Dény Security dispose d'un savoir-faire reconnu dans la protection des sites sensibles tertiaires ou industriels. Il exposera au prochain salon AccesSecurity, sa serrure électrique motorisée multipoints LSS offrant une solution universelle alliant haute sécurité et flexibilité. En effet, cette serrure certifiée CR5 dispose de 2 à 9 points latéraux de fermeture et d'un pêne demi-tour anti-rebond. Entièrement réversible sans démontage, la serrure LSS, tout inox s'adapte sur tout type de porte bois, métal, aluminium ou PVC, pleine ou profil étroit. Montée en applique, elle se décline en trois versions : standard où la béquille côté intérieure n'actionne que le pêne demi-tour, avec sortie libre côté intérieur, par béquille ou bouton poussoir lumineux vert, condamnée avec béquille contrôlée coté intérieur. La serrure SPEAD Line homologuée EN 1125 sera également présente sur le salon AccesSecurity. Bénéficiant du système breveté d'éjection de pêne automatique qui garantit aux établissements d'avoir une porte toujours verrouillée, la SPEAD Line EN 1125 associe une serrure électrique à mortaiser et une barre antipanique de type push barre. Si la sortie reste libre grâce à la barre de poussée, l'entrée est contrôlée par une béquille, alliant ainsi sécurité des accès et évacuation sécurisée des personnes en cas de besoin. n CNM International : caméra avec fonction d’interpellation Ayant acquis durant plus de 20 ans un réel savoir-faire dans les métiers de la sécurité, Gilbert Belchi crée la société CNM International en janvier 1997. Implantée à La Ciotat et pouvant intervenir partout en France et à l’International, CNM est spécialisée dans la distribution de matériels courants faibles dédiés à la sécurité et l’assistance technique. Grâce à notre vision d’experts, nous sommes capables d’analyser une situation et de proposer la technologie la mieux adaptée aux besoins spécifiques et aux normes en vigueur. De plus, M. Belchi a été reconnu apte par le CNPP à la fonction de coordinateur SSI. Nous sommes aussi un interlocuteur privilégié des entreprises et installateurs électriques auxquels nous pouvons apporter une réponse globale pour la totalité du lot courant faible. Au-delà de notre activité commerciale, nous sommes présents sur le chantier pour la programmation en mettant à disposition nos techniciens et ce, quelle que soit la configuration du site. Les partenariats que nous avons mis en place avec les constructeurs nationaux ou internationaux nous permettent de garantir à nos clients un suivi global à toutes les étapes de leur projet courant faible. Il vous sera présenté au salon AccesSecurity les dernières nouveautés en termes de matériel de sureté tout particulièrement notre dernière caméra panoramique avec fonction d’interpellation et de de suivi automatique. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019
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NUMÉRO SPÉCIAL SÉCURITÉ DES GRANDS ÉVÉNEMENTS N°3 • FÉVRIER 2019
INTERVIEW THIERRY ALDEBERT
INTERVIEW THIERRY MENUET
ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Thierry Aldebert Directeur exploitation et sécurité-sûreté de l’Olympique de Marseille AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté spécifiques auxquelles doit faire face l’Olympique de Marseille pendant les matchs ? Thierry Aldebert – Les risques sont pratiquement les mêmes que ceux pouvant apparaitre lors de rassemblements avec beaucoup de monde comme une grande fête culturelle ou sportive et même un parc à thème. Il s’agit du risque terroriste, de la fraude, du risque sanitaire ou de la gestion des flux. Sur ce dernier point, il faut bien comprendre que nous devons faire entrer jusqu’à 65 000 personnes en quelques heures seulement dans le stade en effectuant de la palpation, de la détection de comportement suspect ou de l’orientation du public vers ses places attribuées. En revanche, la sortie doit pouvoir se faire en quelques minutes si nécessaire. C’est comme un entonnoir à l’entrée du site en évitant les points de congestion et un cône évasé à la sortie qui doit favoriser l’évacuation. Un jour de match s’apparente aussi à la gestion d’une ville, ce qui peut impliquer des incidents dits domestiques de type malaises, chutes, arrêts cardiaques, etc. En moyenne, les équipes de secours effectuent une trentaine d’interventions de ce type lors d’un match. Le stade Vélodrome — qui accueille une trentaine de matchs par an — n’est pas concerné par le phénomène du hooliganisme, c’est-à-dire des individus venus pour tout casser ou se battre. Nous avons été confrontés à des tensions entre supporters d’équipes adverses mais le stade est configuré avec des dispositifs qui minimisent ce risque. AccesSecurity – La gestion d’un grand événement tel qu’un match impose une parfaite coordination entre sécurité privée et sécurité publique… Thierry Aldebert – Tout à fait. Le PC de sécurité de la police est installé à l’intérieur du stade et a accès aux caméras de vidéosurveillance du site mais aussi de la ville pour détecter tout événement pouvant intervenir sur la voie publique. Les militaires de Sentinelles effectuent des patrouilles à l’extérieur pour détecter les menaces et dissuader les attaques. Avant un match, nous organisons plusieurs réunions — la première sous la houlette du Préfet de Police a lieu trois semaines avant l’événement — pour assurer la coordination entre les intervenants et sensibiliser aux risques spécifiques. Il s’agit d’une trentaine de personnes, représentant les forces de l’ordre, la police aux frontières, l’opération Sentinelle, la ville de Marseille, la SNCF, la Régie des transports de Marseille, le club, la Ligue, les centres commerciaux, le Parc Chanot, etc. Puis nous organisons des briefings opérationnels jusqu’à 5 heures avant l’événement et comptons sur le relais des différentes sociétés (une quarantaine) qui travaillent au stade jour de match. Selon l’importance d’un match, nous mobilisons 700 à 900 agents de sécurité qui s’occupent des palpations, du contrôle des billets, de la sécurité des tribunes et des bords de pelouses et des points stratégiques. Nous avons également 100 à 200 agents d’accueil, une soixantaine de marins-pompiers de Marseille pour gérer les risques incendie et du personnel médical ainsi que les forces de l’ordre dont le volume d’engagement dépend de l’actualité. Depuis l’été dernier, nous disposons d’un service interne de sécurité qui assure la supervision par zones. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Thierry Aldebert – Il est très important de se tenir à l’affût des évolutions technologiques, des méthodes de travail, ce qui permet d’améliorer la qualité de service aux spectateurs et la sécurité. Ce type de salon permet d’échanger sur la valeur objective de la sécurité et sur le sentiment subjectif de la sécurité. Lors d’AccesSecurity, il est possible de partager des idées et des expériences pour confronter avec d’autres professionnels nos problématiques et nos réponses. En effet, il ne faut surtout pas rester figé dans notre fonctionnement. Les dispositifs de sécurité mis en place par l’OM peuvent également servir de modèle pour d’autres sites, tout en étant adaptés à leurs configurations spécifiques. Nous apprécions le salon AccesSecurity qui se tient au parc Chanot, c’est-à-dire exactement à côté du stade Vélodrome ! n
INTERVIEW Thierry Menuet Responsable du service de prévention des risques de la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France AccesSecurity – Les nombreux sites de la CCI Paris Ile-de-France ont-ils des problématiques de sécurité différents ? Thierry Menuet – La CCI, dont l’objectif est d’apporter un service aux entreprises afin de faire prospérer l’économie et l’emploi, est le premier organisme de formation en Ile-de-France et le second en France. Nous regroupons une cinquantaine de sites, dont une vingtaine d’écoles qui forment chaque année 60 000 élèves et adultes. Parmi celles-ci, on peut citer les prestigieuses Ecole des Gobelins pour les métiers de l’image, Ferrandi Paris pour la restauration ou Isipca, l’école du parfum, de même qu’HEC Paris, l’ESCP Europe et quelques sites à l’étranger, dont l’ESA à Beyrouth. 90% de ces sites sont des ERP et certains d’entre eux — comme le siège de l’avenue Friedland à Paris — relèvent des monuments historiques, ce qui impose de se conformer à des exigences spécifiques en matière de sécurité incendie, de sonorisation ou de clôture. La menace terroriste fait partie de nos préoccupations depuis les attentats de 2015 et 2016, ce qui n’était pas le cas auparavant. Nous devons donc appliquer les mesures Vigipirate, d’autant que nous accueillons dans nos bâtiments de nombreux événements du monde politique, économique, sportif ou de la mode. AccesSecurity – Quelles mesures ont été prises depuis les attentats ? Thierry Menuet – Il y a effectivement un avant et un après attentats. C’est celui de Nice en juillet 2016 qui a été un véritable déclencheur. Nous avons désormais l’obligation de former le personnel à une menace d’intrusion terroriste si bien que nous effectuons des exercices de confinement et d’évacuation dans nos écoles, ce qui est très différent des exercices d’évacuation incendie. Nous avons confié à un cabinet d’audit en sûreté la réalisation d’un programme de sensibilisation sous forme d’e-learning. Opérationnel depuis septembre dernier, il est très bien accueilli par les élèves et les enseignants. Nous menons des audits sûreté sur tous nos sites et avons défini les moyens de prévention et de protection en fonction de leurs risques, de leurs activités, de leur configuration ou des personnes qui s’y rendent. Un plan d’action a été élaboré pour chaque site. Ce plan, d’une durée de quatre ans, a été validé l’année dernière. Il définit le nombre d’agents de sécurité à positionner, l’évolution des missions des personnes concernées et la mise en place d’installations de contrôle des accès. Nous sommes également en train de mettre à jour, site par site, le parc de caméras de vidéosurveillance. Il faut noter que nous n’aurions pas pu aborder ce type de sujets voici seulement quelques années. Cette nouvelle approche implique une augmentation de nos dépenses de sûreté et une plus grande coordination avec les forces de l’ordre et les autorités. Il faut aussi mentionner les risques liés aux manifestations des Gilets jaunes. Nous avons été impactés par ce mouvement à Paris mais pas en province. Nous avons pris des mesures spécifiques comme la pose de panneaux en bois sur les façades, l’augmentation ponctuelle du nombre d’agents de sécurité, le renforcement des protections mécaniques et le soudage de grilles. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Thierry Menuet – Notre demande croissante et récente en sûreté nécessite d’échanger sur toutes ces problématiques. Nous sommes sollicités quasi quotidiennement par des prestataires, mais nous répondons systématiquement par la négative à leur démarche faute de temps. Visiter un salon comme AccesSecurity est donc une opportunité de les rencontrer. Outre la découverte de produits nouveaux, c’est aussi un lieu d’échanges et de retour d’expériences sur le plan technique et réglementaire. Et c’est d’autant plus intéressant que ce salon se tient en province et que l’on est donc loin d’un certain « parisianisme ». n
Ils exposent SUR AccesSecurity Dény Security : deux nouvelles serrures Spécialiste de la sécurisation des accès, Dény Security dispose d'un savoir-faire reconnu dans la protection des sites sensibles tertiaires ou industriels. Il exposera au prochain salon AccesSecurity, sa serrure électrique motorisée multipoints LSS offrant une solution universelle alliant haute sécurité et flexibilité. En effet, cette serrure certifiée CR5 dispose de 2 à 9 points latéraux de fermeture et d'un pêne demi-tour anti-rebond. Entièrement réversible sans démontage, la serrure LSS, tout inox s'adapte sur tout type de porte bois, métal, aluminium ou PVC, pleine ou profil étroit. Montée en applique, elle se décline en trois versions : standard où la béquille côté intérieure n'actionne que le pêne demi-tour, avec sortie libre côté intérieur, par béquille ou bouton poussoir lumineux vert, condamnée avec béquille contrôlée coté intérieur. La serrure SPEAD Line homologuée EN 1125 sera également présente sur le salon AccesSecurity. Bénéficiant du système breveté d'éjection de pêne automatique qui garantit aux établissements d'avoir une porte toujours verrouillée, la SPEAD Line EN 1125 associe une serrure électrique à mortaiser et une barre antipanique de type push barre. Si la sortie reste libre grâce à la barre de poussée, l'entrée est contrôlée par une béquille, alliant ainsi sécurité des accès et évacuation sécurisée des personnes en cas de besoin. n CNM International : caméra avec fonction d’interpellation Ayant acquis durant plus de 20 ans un réel savoir-faire dans les métiers de la sécurité, Gilbert Belchi crée la société CNM International en janvier 1997. Implantée à La Ciotat et pouvant intervenir partout en France et à l’International, CNM est spécialisée dans la distribution de matériels courants faibles dédiés à la sécurité et l’assistance technique. Grâce à notre vision d’experts, nous sommes capables d’analyser une situation et de proposer la technologie la mieux adaptée aux besoins spécifiques et aux normes en vigueur. De plus, M. Belchi a été reconnu apte par le CNPP à la fonction de coordinateur SSI. Nous sommes aussi un interlocuteur privilégié des entreprises et installateurs électriques auxquels nous pouvons apporter une réponse globale pour la totalité du lot courant faible. Au-delà de notre activité commerciale, nous sommes présents sur le chantier pour la programmation en mettant à disposition nos techniciens et ce, quelle que soit la configuration du site. Les partenariats que nous avons mis en place avec les constructeurs nationaux ou internationaux nous permettent de garantir à nos clients un suivi global à toutes les étapes de leur projet courant faible. Il vous sera présenté au salon AccesSecurity les dernières nouveautés en termes de matériel de sureté tout particulièrement notre dernière caméra panoramique avec fonction d’interpellation et de de suivi automatique. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019
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NUMÉRO SPÉCIAL SÉCURITÉ DES GRANDS ÉVÉNEMENTS N°3 • FÉVRIER 2019
INTERVIEW THIERRY ALDEBERT
INTERVIEW THIERRY MENUET
ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Thierry Aldebert Directeur exploitation et sécurité-sûreté de l’Olympique de Marseille AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté spécifiques auxquelles doit faire face l’Olympique de Marseille pendant les matchs ? Thierry Aldebert – Les risques sont pratiquement les mêmes que ceux pouvant apparaitre lors de rassemblements avec beaucoup de monde comme une grande fête culturelle ou sportive et même un parc à thème. Il s’agit du risque terroriste, de la fraude, du risque sanitaire ou de la gestion des flux. Sur ce dernier point, il faut bien comprendre que nous devons faire entrer jusqu’à 65 000 personnes en quelques heures seulement dans le stade en effectuant de la palpation, de la détection de comportement suspect ou de l’orientation du public vers ses places attribuées. En revanche, la sortie doit pouvoir se faire en quelques minutes si nécessaire. C’est comme un entonnoir à l’entrée du site en évitant les points de congestion et un cône évasé à la sortie qui doit favoriser l’évacuation. Un jour de match s’apparente aussi à la gestion d’une ville, ce qui peut impliquer des incidents dits domestiques de type malaises, chutes, arrêts cardiaques, etc. En moyenne, les équipes de secours effectuent une trentaine d’interventions de ce type lors d’un match. Le stade Vélodrome — qui accueille une trentaine de matchs par an — n’est pas concerné par le phénomène du hooliganisme, c’est-à-dire des individus venus pour tout casser ou se battre. Nous avons été confrontés à des tensions entre supporters d’équipes adverses mais le stade est configuré avec des dispositifs qui minimisent ce risque. AccesSecurity – La gestion d’un grand événement tel qu’un match impose une parfaite coordination entre sécurité privée et sécurité publique… Thierry Aldebert – Tout à fait. Le PC de sécurité de la police est installé à l’intérieur du stade et a accès aux caméras de vidéosurveillance du site mais aussi de la ville pour détecter tout événement pouvant intervenir sur la voie publique. Les militaires de Sentinelles effectuent des patrouilles à l’extérieur pour détecter les menaces et dissuader les attaques. Avant un match, nous organisons plusieurs réunions — la première sous la houlette du Préfet de Police a lieu trois semaines avant l’événement — pour assurer la coordination entre les intervenants et sensibiliser aux risques spécifiques. Il s’agit d’une trentaine de personnes, représentant les forces de l’ordre, la police aux frontières, l’opération Sentinelle, la ville de Marseille, la SNCF, la Régie des transports de Marseille, le club, la Ligue, les centres commerciaux, le Parc Chanot, etc. Puis nous organisons des briefings opérationnels jusqu’à 5 heures avant l’événement et comptons sur le relais des différentes sociétés (une quarantaine) qui travaillent au stade jour de match. Selon l’importance d’un match, nous mobilisons 700 à 900 agents de sécurité qui s’occupent des palpations, du contrôle des billets, de la sécurité des tribunes et des bords de pelouses et des points stratégiques. Nous avons également 100 à 200 agents d’accueil, une soixantaine de marins-pompiers de Marseille pour gérer les risques incendie et du personnel médical ainsi que les forces de l’ordre dont le volume d’engagement dépend de l’actualité. Depuis l’été dernier, nous disposons d’un service interne de sécurité qui assure la supervision par zones. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Thierry Aldebert – Il est très important de se tenir à l’affût des évolutions technologiques, des méthodes de travail, ce qui permet d’améliorer la qualité de service aux spectateurs et la sécurité. Ce type de salon permet d’échanger sur la valeur objective de la sécurité et sur le sentiment subjectif de la sécurité. Lors d’AccesSecurity, il est possible de partager des idées et des expériences pour confronter avec d’autres professionnels nos problématiques et nos réponses. En effet, il ne faut surtout pas rester figé dans notre fonctionnement. Les dispositifs de sécurité mis en place par l’OM peuvent également servir de modèle pour d’autres sites, tout en étant adaptés à leurs configurations spécifiques. Nous apprécions le salon AccesSecurity qui se tient au parc Chanot, c’est-à-dire exactement à côté du stade Vélodrome ! n
INTERVIEW Thierry Menuet Responsable du service de prévention des risques de la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France AccesSecurity – Les nombreux sites de la CCI Paris Ile-de-France ont-ils des problématiques de sécurité différents ? Thierry Menuet – La CCI, dont l’objectif est d’apporter un service aux entreprises afin de faire prospérer l’économie et l’emploi, est le premier organisme de formation en Ile-de-France et le second en France. Nous regroupons une cinquantaine de sites, dont une vingtaine d’écoles qui forment chaque année 60 000 élèves et adultes. Parmi celles-ci, on peut citer les prestigieuses Ecole des Gobelins pour les métiers de l’image, Ferrandi Paris pour la restauration ou Isipca, l’école du parfum, de même qu’HEC Paris, l’ESCP Europe et quelques sites à l’étranger, dont l’ESA à Beyrouth. 90% de ces sites sont des ERP et certains d’entre eux — comme le siège de l’avenue Friedland à Paris — relèvent des monuments historiques, ce qui impose de se conformer à des exigences spécifiques en matière de sécurité incendie, de sonorisation ou de clôture. La menace terroriste fait partie de nos préoccupations depuis les attentats de 2015 et 2016, ce qui n’était pas le cas auparavant. Nous devons donc appliquer les mesures Vigipirate, d’autant que nous accueillons dans nos bâtiments de nombreux événements du monde politique, économique, sportif ou de la mode. AccesSecurity – Quelles mesures ont été prises depuis les attentats ? Thierry Menuet – Il y a effectivement un avant et un après attentats. C’est celui de Nice en juillet 2016 qui a été un véritable déclencheur. Nous avons désormais l’obligation de former le personnel à une menace d’intrusion terroriste si bien que nous effectuons des exercices de confinement et d’évacuation dans nos écoles, ce qui est très différent des exercices d’évacuation incendie. Nous avons confié à un cabinet d’audit en sûreté la réalisation d’un programme de sensibilisation sous forme d’e-learning. Opérationnel depuis septembre dernier, il est très bien accueilli par les élèves et les enseignants. Nous menons des audits sûreté sur tous nos sites et avons défini les moyens de prévention et de protection en fonction de leurs risques, de leurs activités, de leur configuration ou des personnes qui s’y rendent. Un plan d’action a été élaboré pour chaque site. Ce plan, d’une durée de quatre ans, a été validé l’année dernière. Il définit le nombre d’agents de sécurité à positionner, l’évolution des missions des personnes concernées et la mise en place d’installations de contrôle des accès. Nous sommes également en train de mettre à jour, site par site, le parc de caméras de vidéosurveillance. Il faut noter que nous n’aurions pas pu aborder ce type de sujets voici seulement quelques années. Cette nouvelle approche implique une augmentation de nos dépenses de sûreté et une plus grande coordination avec les forces de l’ordre et les autorités. Il faut aussi mentionner les risques liés aux manifestations des Gilets jaunes. Nous avons été impactés par ce mouvement à Paris mais pas en province. Nous avons pris des mesures spécifiques comme la pose de panneaux en bois sur les façades, l’augmentation ponctuelle du nombre d’agents de sécurité, le renforcement des protections mécaniques et le soudage de grilles. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Thierry Menuet – Notre demande croissante et récente en sûreté nécessite d’échanger sur toutes ces problématiques. Nous sommes sollicités quasi quotidiennement par des prestataires, mais nous répondons systématiquement par la négative à leur démarche faute de temps. Visiter un salon comme AccesSecurity est donc une opportunité de les rencontrer. Outre la découverte de produits nouveaux, c’est aussi un lieu d’échanges et de retour d’expériences sur le plan technique et réglementaire. Et c’est d’autant plus intéressant que ce salon se tient en province et que l’on est donc loin d’un certain « parisianisme ». n
Ils exposent SUR AccesSecurity Dény Security : deux nouvelles serrures Spécialiste de la sécurisation des accès, Dény Security dispose d'un savoir-faire reconnu dans la protection des sites sensibles tertiaires ou industriels. Il exposera au prochain salon AccesSecurity, sa serrure électrique motorisée multipoints LSS offrant une solution universelle alliant haute sécurité et flexibilité. En effet, cette serrure certifiée CR5 dispose de 2 à 9 points latéraux de fermeture et d'un pêne demi-tour anti-rebond. Entièrement réversible sans démontage, la serrure LSS, tout inox s'adapte sur tout type de porte bois, métal, aluminium ou PVC, pleine ou profil étroit. Montée en applique, elle se décline en trois versions : standard où la béquille côté intérieure n'actionne que le pêne demi-tour, avec sortie libre côté intérieur, par béquille ou bouton poussoir lumineux vert, condamnée avec béquille contrôlée coté intérieur. La serrure SPEAD Line homologuée EN 1125 sera également présente sur le salon AccesSecurity. Bénéficiant du système breveté d'éjection de pêne automatique qui garantit aux établissements d'avoir une porte toujours verrouillée, la SPEAD Line EN 1125 associe une serrure électrique à mortaiser et une barre antipanique de type push barre. Si la sortie reste libre grâce à la barre de poussée, l'entrée est contrôlée par une béquille, alliant ainsi sécurité des accès et évacuation sécurisée des personnes en cas de besoin. n CNM International : caméra avec fonction d’interpellation Ayant acquis durant plus de 20 ans un réel savoir-faire dans les métiers de la sécurité, Gilbert Belchi crée la société CNM International en janvier 1997. Implantée à La Ciotat et pouvant intervenir partout en France et à l’International, CNM est spécialisée dans la distribution de matériels courants faibles dédiés à la sécurité et l’assistance technique. Grâce à notre vision d’experts, nous sommes capables d’analyser une situation et de proposer la technologie la mieux adaptée aux besoins spécifiques et aux normes en vigueur. De plus, M. Belchi a été reconnu apte par le CNPP à la fonction de coordinateur SSI. Nous sommes aussi un interlocuteur privilégié des entreprises et installateurs électriques auxquels nous pouvons apporter une réponse globale pour la totalité du lot courant faible. Au-delà de notre activité commerciale, nous sommes présents sur le chantier pour la programmation en mettant à disposition nos techniciens et ce, quelle que soit la configuration du site. Les partenariats que nous avons mis en place avec les constructeurs nationaux ou internationaux nous permettent de garantir à nos clients un suivi global à toutes les étapes de leur projet courant faible. Il vous sera présenté au salon AccesSecurity les dernières nouveautés en termes de matériel de sureté tout particulièrement notre dernière caméra panoramique avec fonction d’interpellation et de de suivi automatique. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019
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NUMÉRO SPÉCIAL SÉCURITÉ DES GRANDS ÉVÉNEMENTS N°3 • FÉVRIER 2019
INTERVIEW THIERRY ALDEBERT
INTERVIEW THIERRY MENUET
ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Thierry Aldebert Directeur exploitation et sécurité-sûreté de l’Olympique de Marseille AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté spécifiques auxquelles doit faire face l’Olympique de Marseille pendant les matchs ? Thierry Aldebert – Les risques sont pratiquement les mêmes que ceux pouvant apparaitre lors de rassemblements avec beaucoup de monde comme une grande fête culturelle ou sportive et même un parc à thème. Il s’agit du risque terroriste, de la fraude, du risque sanitaire ou de la gestion des flux. Sur ce dernier point, il faut bien comprendre que nous devons faire entrer jusqu’à 65 000 personnes en quelques heures seulement dans le stade en effectuant de la palpation, de la détection de comportement suspect ou de l’orientation du public vers ses places attribuées. En revanche, la sortie doit pouvoir se faire en quelques minutes si nécessaire. C’est comme un entonnoir à l’entrée du site en évitant les points de congestion et un cône évasé à la sortie qui doit favoriser l’évacuation. Un jour de match s’apparente aussi à la gestion d’une ville, ce qui peut impliquer des incidents dits domestiques de type malaises, chutes, arrêts cardiaques, etc. En moyenne, les équipes de secours effectuent une trentaine d’interventions de ce type lors d’un match. Le stade Vélodrome — qui accueille une trentaine de matchs par an — n’est pas concerné par le phénomène du hooliganisme, c’est-à-dire des individus venus pour tout casser ou se battre. Nous avons été confrontés à des tensions entre supporters d’équipes adverses mais le stade est configuré avec des dispositifs qui minimisent ce risque. AccesSecurity – La gestion d’un grand événement tel qu’un match impose une parfaite coordination entre sécurité privée et sécurité publique… Thierry Aldebert – Tout à fait. Le PC de sécurité de la police est installé à l’intérieur du stade et a accès aux caméras de vidéosurveillance du site mais aussi de la ville pour détecter tout événement pouvant intervenir sur la voie publique. Les militaires de Sentinelles effectuent des patrouilles à l’extérieur pour détecter les menaces et dissuader les attaques. Avant un match, nous organisons plusieurs réunions — la première sous la houlette du Préfet de Police a lieu trois semaines avant l’événement — pour assurer la coordination entre les intervenants et sensibiliser aux risques spécifiques. Il s’agit d’une trentaine de personnes, représentant les forces de l’ordre, la police aux frontières, l’opération Sentinelle, la ville de Marseille, la SNCF, la Régie des transports de Marseille, le club, la Ligue, les centres commerciaux, le Parc Chanot, etc. Puis nous organisons des briefings opérationnels jusqu’à 5 heures avant l’événement et comptons sur le relais des différentes sociétés (une quarantaine) qui travaillent au stade jour de match. Selon l’importance d’un match, nous mobilisons 700 à 900 agents de sécurité qui s’occupent des palpations, du contrôle des billets, de la sécurité des tribunes et des bords de pelouses et des points stratégiques. Nous avons également 100 à 200 agents d’accueil, une soixantaine de marins-pompiers de Marseille pour gérer les risques incendie et du personnel médical ainsi que les forces de l’ordre dont le volume d’engagement dépend de l’actualité. Depuis l’été dernier, nous disposons d’un service interne de sécurité qui assure la supervision par zones. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Thierry Aldebert – Il est très important de se tenir à l’affût des évolutions technologiques, des méthodes de travail, ce qui permet d’améliorer la qualité de service aux spectateurs et la sécurité. Ce type de salon permet d’échanger sur la valeur objective de la sécurité et sur le sentiment subjectif de la sécurité. Lors d’AccesSecurity, il est possible de partager des idées et des expériences pour confronter avec d’autres professionnels nos problématiques et nos réponses. En effet, il ne faut surtout pas rester figé dans notre fonctionnement. Les dispositifs de sécurité mis en place par l’OM peuvent également servir de modèle pour d’autres sites, tout en étant adaptés à leurs configurations spécifiques. Nous apprécions le salon AccesSecurity qui se tient au parc Chanot, c’est-à-dire exactement à côté du stade Vélodrome ! n
INTERVIEW Thierry Menuet Responsable du service de prévention des risques de la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France AccesSecurity – Les nombreux sites de la CCI Paris Ile-de-France ont-ils des problématiques de sécurité différents ? Thierry Menuet – La CCI, dont l’objectif est d’apporter un service aux entreprises afin de faire prospérer l’économie et l’emploi, est le premier organisme de formation en Ile-de-France et le second en France. Nous regroupons une cinquantaine de sites, dont une vingtaine d’écoles qui forment chaque année 60 000 élèves et adultes. Parmi celles-ci, on peut citer les prestigieuses Ecole des Gobelins pour les métiers de l’image, Ferrandi Paris pour la restauration ou Isipca, l’école du parfum, de même qu’HEC Paris, l’ESCP Europe et quelques sites à l’étranger, dont l’ESA à Beyrouth. 90% de ces sites sont des ERP et certains d’entre eux — comme le siège de l’avenue Friedland à Paris — relèvent des monuments historiques, ce qui impose de se conformer à des exigences spécifiques en matière de sécurité incendie, de sonorisation ou de clôture. La menace terroriste fait partie de nos préoccupations depuis les attentats de 2015 et 2016, ce qui n’était pas le cas auparavant. Nous devons donc appliquer les mesures Vigipirate, d’autant que nous accueillons dans nos bâtiments de nombreux événements du monde politique, économique, sportif ou de la mode. AccesSecurity – Quelles mesures ont été prises depuis les attentats ? Thierry Menuet – Il y a effectivement un avant et un après attentats. C’est celui de Nice en juillet 2016 qui a été un véritable déclencheur. Nous avons désormais l’obligation de former le personnel à une menace d’intrusion terroriste si bien que nous effectuons des exercices de confinement et d’évacuation dans nos écoles, ce qui est très différent des exercices d’évacuation incendie. Nous avons confié à un cabinet d’audit en sûreté la réalisation d’un programme de sensibilisation sous forme d’e-learning. Opérationnel depuis septembre dernier, il est très bien accueilli par les élèves et les enseignants. Nous menons des audits sûreté sur tous nos sites et avons défini les moyens de prévention et de protection en fonction de leurs risques, de leurs activités, de leur configuration ou des personnes qui s’y rendent. Un plan d’action a été élaboré pour chaque site. Ce plan, d’une durée de quatre ans, a été validé l’année dernière. Il définit le nombre d’agents de sécurité à positionner, l’évolution des missions des personnes concernées et la mise en place d’installations de contrôle des accès. Nous sommes également en train de mettre à jour, site par site, le parc de caméras de vidéosurveillance. Il faut noter que nous n’aurions pas pu aborder ce type de sujets voici seulement quelques années. Cette nouvelle approche implique une augmentation de nos dépenses de sûreté et une plus grande coordination avec les forces de l’ordre et les autorités. Il faut aussi mentionner les risques liés aux manifestations des Gilets jaunes. Nous avons été impactés par ce mouvement à Paris mais pas en province. Nous avons pris des mesures spécifiques comme la pose de panneaux en bois sur les façades, l’augmentation ponctuelle du nombre d’agents de sécurité, le renforcement des protections mécaniques et le soudage de grilles. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Thierry Menuet – Notre demande croissante et récente en sûreté nécessite d’échanger sur toutes ces problématiques. Nous sommes sollicités quasi quotidiennement par des prestataires, mais nous répondons systématiquement par la négative à leur démarche faute de temps. Visiter un salon comme AccesSecurity est donc une opportunité de les rencontrer. Outre la découverte de produits nouveaux, c’est aussi un lieu d’échanges et de retour d’expériences sur le plan technique et réglementaire. Et c’est d’autant plus intéressant que ce salon se tient en province et que l’on est donc loin d’un certain « parisianisme ». n
Ils exposent SUR AccesSecurity Dény Security : deux nouvelles serrures Spécialiste de la sécurisation des accès, Dény Security dispose d'un savoir-faire reconnu dans la protection des sites sensibles tertiaires ou industriels. Il exposera au prochain salon AccesSecurity, sa serrure électrique motorisée multipoints LSS offrant une solution universelle alliant haute sécurité et flexibilité. En effet, cette serrure certifiée CR5 dispose de 2 à 9 points latéraux de fermeture et d'un pêne demi-tour anti-rebond. Entièrement réversible sans démontage, la serrure LSS, tout inox s'adapte sur tout type de porte bois, métal, aluminium ou PVC, pleine ou profil étroit. Montée en applique, elle se décline en trois versions : standard où la béquille côté intérieure n'actionne que le pêne demi-tour, avec sortie libre côté intérieur, par béquille ou bouton poussoir lumineux vert, condamnée avec béquille contrôlée coté intérieur. La serrure SPEAD Line homologuée EN 1125 sera également présente sur le salon AccesSecurity. Bénéficiant du système breveté d'éjection de pêne automatique qui garantit aux établissements d'avoir une porte toujours verrouillée, la SPEAD Line EN 1125 associe une serrure électrique à mortaiser et une barre antipanique de type push barre. Si la sortie reste libre grâce à la barre de poussée, l'entrée est contrôlée par une béquille, alliant ainsi sécurité des accès et évacuation sécurisée des personnes en cas de besoin. n CNM International : caméra avec fonction d’interpellation Ayant acquis durant plus de 20 ans un réel savoir-faire dans les métiers de la sécurité, Gilbert Belchi crée la société CNM International en janvier 1997. Implantée à La Ciotat et pouvant intervenir partout en France et à l’International, CNM est spécialisée dans la distribution de matériels courants faibles dédiés à la sécurité et l’assistance technique. Grâce à notre vision d’experts, nous sommes capables d’analyser une situation et de proposer la technologie la mieux adaptée aux besoins spécifiques et aux normes en vigueur. De plus, M. Belchi a été reconnu apte par le CNPP à la fonction de coordinateur SSI. Nous sommes aussi un interlocuteur privilégié des entreprises et installateurs électriques auxquels nous pouvons apporter une réponse globale pour la totalité du lot courant faible. Au-delà de notre activité commerciale, nous sommes présents sur le chantier pour la programmation en mettant à disposition nos techniciens et ce, quelle que soit la configuration du site. Les partenariats que nous avons mis en place avec les constructeurs nationaux ou internationaux nous permettent de garantir à nos clients un suivi global à toutes les étapes de leur projet courant faible. Il vous sera présenté au salon AccesSecurity les dernières nouveautés en termes de matériel de sureté tout particulièrement notre dernière caméra panoramique avec fonction d’interpellation et de de suivi automatique. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019
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NUMÉRO SPÉCIAL SÉCURITÉ DES GRANDS ÉVÉNEMENTS N°3 • FÉVRIER 2019
INTERVIEW THIERRY ALDEBERT
INTERVIEW THIERRY MENUET
ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Thierry Aldebert Directeur exploitation et sécurité-sûreté de l’Olympique de Marseille AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté spécifiques auxquelles doit faire face l’Olympique de Marseille pendant les matchs ? Thierry Aldebert – Les risques sont pratiquement les mêmes que ceux pouvant apparaitre lors de rassemblements avec beaucoup de monde comme une grande fête culturelle ou sportive et même un parc à thème. Il s’agit du risque terroriste, de la fraude, du risque sanitaire ou de la gestion des flux. Sur ce dernier point, il faut bien comprendre que nous devons faire entrer jusqu’à 65 000 personnes en quelques heures seulement dans le stade en effectuant de la palpation, de la détection de comportement suspect ou de l’orientation du public vers ses places attribuées. En revanche, la sortie doit pouvoir se faire en quelques minutes si nécessaire. C’est comme un entonnoir à l’entrée du site en évitant les points de congestion et un cône évasé à la sortie qui doit favoriser l’évacuation. Un jour de match s’apparente aussi à la gestion d’une ville, ce qui peut impliquer des incidents dits domestiques de type malaises, chutes, arrêts cardiaques, etc. En moyenne, les équipes de secours effectuent une trentaine d’interventions de ce type lors d’un match. Le stade Vélodrome — qui accueille une trentaine de matchs par an — n’est pas concerné par le phénomène du hooliganisme, c’est-à-dire des individus venus pour tout casser ou se battre. Nous avons été confrontés à des tensions entre supporters d’équipes adverses mais le stade est configuré avec des dispositifs qui minimisent ce risque. AccesSecurity – La gestion d’un grand événement tel qu’un match impose une parfaite coordination entre sécurité privée et sécurité publique… Thierry Aldebert – Tout à fait. Le PC de sécurité de la police est installé à l’intérieur du stade et a accès aux caméras de vidéosurveillance du site mais aussi de la ville pour détecter tout événement pouvant intervenir sur la voie publique. Les militaires de Sentinelles effectuent des patrouilles à l’extérieur pour détecter les menaces et dissuader les attaques. Avant un match, nous organisons plusieurs réunions — la première sous la houlette du Préfet de Police a lieu trois semaines avant l’événement — pour assurer la coordination entre les intervenants et sensibiliser aux risques spécifiques. Il s’agit d’une trentaine de personnes, représentant les forces de l’ordre, la police aux frontières, l’opération Sentinelle, la ville de Marseille, la SNCF, la Régie des transports de Marseille, le club, la Ligue, les centres commerciaux, le Parc Chanot, etc. Puis nous organisons des briefings opérationnels jusqu’à 5 heures avant l’événement et comptons sur le relais des différentes sociétés (une quarantaine) qui travaillent au stade jour de match. Selon l’importance d’un match, nous mobilisons 700 à 900 agents de sécurité qui s’occupent des palpations, du contrôle des billets, de la sécurité des tribunes et des bords de pelouses et des points stratégiques. Nous avons également 100 à 200 agents d’accueil, une soixantaine de marins-pompiers de Marseille pour gérer les risques incendie et du personnel médical ainsi que les forces de l’ordre dont le volume d’engagement dépend de l’actualité. Depuis l’été dernier, nous disposons d’un service interne de sécurité qui assure la supervision par zones. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Thierry Aldebert – Il est très important de se tenir à l’affût des évolutions technologiques, des méthodes de travail, ce qui permet d’améliorer la qualité de service aux spectateurs et la sécurité. Ce type de salon permet d’échanger sur la valeur objective de la sécurité et sur le sentiment subjectif de la sécurité. Lors d’AccesSecurity, il est possible de partager des idées et des expériences pour confronter avec d’autres professionnels nos problématiques et nos réponses. En effet, il ne faut surtout pas rester figé dans notre fonctionnement. Les dispositifs de sécurité mis en place par l’OM peuvent également servir de modèle pour d’autres sites, tout en étant adaptés à leurs configurations spécifiques. Nous apprécions le salon AccesSecurity qui se tient au parc Chanot, c’est-à-dire exactement à côté du stade Vélodrome ! n
INTERVIEW Thierry Menuet Responsable du service de prévention des risques de la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France AccesSecurity – Les nombreux sites de la CCI Paris Ile-de-France ont-ils des problématiques de sécurité différents ? Thierry Menuet – La CCI, dont l’objectif est d’apporter un service aux entreprises afin de faire prospérer l’économie et l’emploi, est le premier organisme de formation en Ile-de-France et le second en France. Nous regroupons une cinquantaine de sites, dont une vingtaine d’écoles qui forment chaque année 60 000 élèves et adultes. Parmi celles-ci, on peut citer les prestigieuses Ecole des Gobelins pour les métiers de l’image, Ferrandi Paris pour la restauration ou Isipca, l’école du parfum, de même qu’HEC Paris, l’ESCP Europe et quelques sites à l’étranger, dont l’ESA à Beyrouth. 90% de ces sites sont des ERP et certains d’entre eux — comme le siège de l’avenue Friedland à Paris — relèvent des monuments historiques, ce qui impose de se conformer à des exigences spécifiques en matière de sécurité incendie, de sonorisation ou de clôture. La menace terroriste fait partie de nos préoccupations depuis les attentats de 2015 et 2016, ce qui n’était pas le cas auparavant. Nous devons donc appliquer les mesures Vigipirate, d’autant que nous accueillons dans nos bâtiments de nombreux événements du monde politique, économique, sportif ou de la mode. AccesSecurity – Quelles mesures ont été prises depuis les attentats ? Thierry Menuet – Il y a effectivement un avant et un après attentats. C’est celui de Nice en juillet 2016 qui a été un véritable déclencheur. Nous avons désormais l’obligation de former le personnel à une menace d’intrusion terroriste si bien que nous effectuons des exercices de confinement et d’évacuation dans nos écoles, ce qui est très différent des exercices d’évacuation incendie. Nous avons confié à un cabinet d’audit en sûreté la réalisation d’un programme de sensibilisation sous forme d’e-learning. Opérationnel depuis septembre dernier, il est très bien accueilli par les élèves et les enseignants. Nous menons des audits sûreté sur tous nos sites et avons défini les moyens de prévention et de protection en fonction de leurs risques, de leurs activités, de leur configuration ou des personnes qui s’y rendent. Un plan d’action a été élaboré pour chaque site. Ce plan, d’une durée de quatre ans, a été validé l’année dernière. Il définit le nombre d’agents de sécurité à positionner, l’évolution des missions des personnes concernées et la mise en place d’installations de contrôle des accès. Nous sommes également en train de mettre à jour, site par site, le parc de caméras de vidéosurveillance. Il faut noter que nous n’aurions pas pu aborder ce type de sujets voici seulement quelques années. Cette nouvelle approche implique une augmentation de nos dépenses de sûreté et une plus grande coordination avec les forces de l’ordre et les autorités. Il faut aussi mentionner les risques liés aux manifestations des Gilets jaunes. Nous avons été impactés par ce mouvement à Paris mais pas en province. Nous avons pris des mesures spécifiques comme la pose de panneaux en bois sur les façades, l’augmentation ponctuelle du nombre d’agents de sécurité, le renforcement des protections mécaniques et le soudage de grilles. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Thierry Menuet – Notre demande croissante et récente en sûreté nécessite d’échanger sur toutes ces problématiques. Nous sommes sollicités quasi quotidiennement par des prestataires, mais nous répondons systématiquement par la négative à leur démarche faute de temps. Visiter un salon comme AccesSecurity est donc une opportunité de les rencontrer. Outre la découverte de produits nouveaux, c’est aussi un lieu d’échanges et de retour d’expériences sur le plan technique et réglementaire. Et c’est d’autant plus intéressant que ce salon se tient en province et que l’on est donc loin d’un certain « parisianisme ». n
Ils exposent SUR AccesSecurity Dény Security : deux nouvelles serrures Spécialiste de la sécurisation des accès, Dény Security dispose d'un savoir-faire reconnu dans la protection des sites sensibles tertiaires ou industriels. Il exposera au prochain salon AccesSecurity, sa serrure électrique motorisée multipoints LSS offrant une solution universelle alliant haute sécurité et flexibilité. En effet, cette serrure certifiée CR5 dispose de 2 à 9 points latéraux de fermeture et d'un pêne demi-tour anti-rebond. Entièrement réversible sans démontage, la serrure LSS, tout inox s'adapte sur tout type de porte bois, métal, aluminium ou PVC, pleine ou profil étroit. Montée en applique, elle se décline en trois versions : standard où la béquille côté intérieure n'actionne que le pêne demi-tour, avec sortie libre côté intérieur, par béquille ou bouton poussoir lumineux vert, condamnée avec béquille contrôlée coté intérieur. La serrure SPEAD Line homologuée EN 1125 sera également présente sur le salon AccesSecurity. Bénéficiant du système breveté d'éjection de pêne automatique qui garantit aux établissements d'avoir une porte toujours verrouillée, la SPEAD Line EN 1125 associe une serrure électrique à mortaiser et une barre antipanique de type push barre. Si la sortie reste libre grâce à la barre de poussée, l'entrée est contrôlée par une béquille, alliant ainsi sécurité des accès et évacuation sécurisée des personnes en cas de besoin. n CNM International : caméra avec fonction d’interpellation Ayant acquis durant plus de 20 ans un réel savoir-faire dans les métiers de la sécurité, Gilbert Belchi crée la société CNM International en janvier 1997. Implantée à La Ciotat et pouvant intervenir partout en France et à l’International, CNM est spécialisée dans la distribution de matériels courants faibles dédiés à la sécurité et l’assistance technique. Grâce à notre vision d’experts, nous sommes capables d’analyser une situation et de proposer la technologie la mieux adaptée aux besoins spécifiques et aux normes en vigueur. De plus, M. Belchi a été reconnu apte par le CNPP à la fonction de coordinateur SSI. Nous sommes aussi un interlocuteur privilégié des entreprises et installateurs électriques auxquels nous pouvons apporter une réponse globale pour la totalité du lot courant faible. Au-delà de notre activité commerciale, nous sommes présents sur le chantier pour la programmation en mettant à disposition nos techniciens et ce, quelle que soit la configuration du site. Les partenariats que nous avons mis en place avec les constructeurs nationaux ou internationaux nous permettent de garantir à nos clients un suivi global à toutes les étapes de leur projet courant faible. Il vous sera présenté au salon AccesSecurity les dernières nouveautés en termes de matériel de sureté tout particulièrement notre dernière caméra panoramique avec fonction d’interpellation et de de suivi automatique. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019
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NUMÉRO SPÉCIAL SÉCURITÉ DES GRANDS ÉVÉNEMENTS N°3 • FÉVRIER 2019
INTERVIEW THIERRY ALDEBERT
INTERVIEW THIERRY MENUET
ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Thierry Aldebert Directeur exploitation et sécurité-sûreté de l’Olympique de Marseille AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté spécifiques auxquelles doit faire face l’Olympique de Marseille pendant les matchs ? Thierry Aldebert – Les risques sont pratiquement les mêmes que ceux pouvant apparaitre lors de rassemblements avec beaucoup de monde comme une grande fête culturelle ou sportive et même un parc à thème. Il s’agit du risque terroriste, de la fraude, du risque sanitaire ou de la gestion des flux. Sur ce dernier point, il faut bien comprendre que nous devons faire entrer jusqu’à 65 000 personnes en quelques heures seulement dans le stade en effectuant de la palpation, de la détection de comportement suspect ou de l’orientation du public vers ses places attribuées. En revanche, la sortie doit pouvoir se faire en quelques minutes si nécessaire. C’est comme un entonnoir à l’entrée du site en évitant les points de congestion et un cône évasé à la sortie qui doit favoriser l’évacuation. Un jour de match s’apparente aussi à la gestion d’une ville, ce qui peut impliquer des incidents dits domestiques de type malaises, chutes, arrêts cardiaques, etc. En moyenne, les équipes de secours effectuent une trentaine d’interventions de ce type lors d’un match. Le stade Vélodrome — qui accueille une trentaine de matchs par an — n’est pas concerné par le phénomène du hooliganisme, c’est-à-dire des individus venus pour tout casser ou se battre. Nous avons été confrontés à des tensions entre supporters d’équipes adverses mais le stade est configuré avec des dispositifs qui minimisent ce risque. AccesSecurity – La gestion d’un grand événement tel qu’un match impose une parfaite coordination entre sécurité privée et sécurité publique… Thierry Aldebert – Tout à fait. Le PC de sécurité de la police est installé à l’intérieur du stade et a accès aux caméras de vidéosurveillance du site mais aussi de la ville pour détecter tout événement pouvant intervenir sur la voie publique. Les militaires de Sentinelles effectuent des patrouilles à l’extérieur pour détecter les menaces et dissuader les attaques. Avant un match, nous organisons plusieurs réunions — la première sous la houlette du Préfet de Police a lieu trois semaines avant l’événement — pour assurer la coordination entre les intervenants et sensibiliser aux risques spécifiques. Il s’agit d’une trentaine de personnes, représentant les forces de l’ordre, la police aux frontières, l’opération Sentinelle, la ville de Marseille, la SNCF, la Régie des transports de Marseille, le club, la Ligue, les centres commerciaux, le Parc Chanot, etc. Puis nous organisons des briefings opérationnels jusqu’à 5 heures avant l’événement et comptons sur le relais des différentes sociétés (une quarantaine) qui travaillent au stade jour de match. Selon l’importance d’un match, nous mobilisons 700 à 900 agents de sécurité qui s’occupent des palpations, du contrôle des billets, de la sécurité des tribunes et des bords de pelouses et des points stratégiques. Nous avons également 100 à 200 agents d’accueil, une soixantaine de marins-pompiers de Marseille pour gérer les risques incendie et du personnel médical ainsi que les forces de l’ordre dont le volume d’engagement dépend de l’actualité. Depuis l’été dernier, nous disposons d’un service interne de sécurité qui assure la supervision par zones. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Thierry Aldebert – Il est très important de se tenir à l’affût des évolutions technologiques, des méthodes de travail, ce qui permet d’améliorer la qualité de service aux spectateurs et la sécurité. Ce type de salon permet d’échanger sur la valeur objective de la sécurité et sur le sentiment subjectif de la sécurité. Lors d’AccesSecurity, il est possible de partager des idées et des expériences pour confronter avec d’autres professionnels nos problématiques et nos réponses. En effet, il ne faut surtout pas rester figé dans notre fonctionnement. Les dispositifs de sécurité mis en place par l’OM peuvent également servir de modèle pour d’autres sites, tout en étant adaptés à leurs configurations spécifiques. Nous apprécions le salon AccesSecurity qui se tient au parc Chanot, c’est-à-dire exactement à côté du stade Vélodrome ! n
INTERVIEW Thierry Menuet Responsable du service de prévention des risques de la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France AccesSecurity – Les nombreux sites de la CCI Paris Ile-de-France ont-ils des problématiques de sécurité différents ? Thierry Menuet – La CCI, dont l’objectif est d’apporter un service aux entreprises afin de faire prospérer l’économie et l’emploi, est le premier organisme de formation en Ile-de-France et le second en France. Nous regroupons une cinquantaine de sites, dont une vingtaine d’écoles qui forment chaque année 60 000 élèves et adultes. Parmi celles-ci, on peut citer les prestigieuses Ecole des Gobelins pour les métiers de l’image, Ferrandi Paris pour la restauration ou Isipca, l’école du parfum, de même qu’HEC Paris, l’ESCP Europe et quelques sites à l’étranger, dont l’ESA à Beyrouth. 90% de ces sites sont des ERP et certains d’entre eux — comme le siège de l’avenue Friedland à Paris — relèvent des monuments historiques, ce qui impose de se conformer à des exigences spécifiques en matière de sécurité incendie, de sonorisation ou de clôture. La menace terroriste fait partie de nos préoccupations depuis les attentats de 2015 et 2016, ce qui n’était pas le cas auparavant. Nous devons donc appliquer les mesures Vigipirate, d’autant que nous accueillons dans nos bâtiments de nombreux événements du monde politique, économique, sportif ou de la mode. AccesSecurity – Quelles mesures ont été prises depuis les attentats ? Thierry Menuet – Il y a effectivement un avant et un après attentats. C’est celui de Nice en juillet 2016 qui a été un véritable déclencheur. Nous avons désormais l’obligation de former le personnel à une menace d’intrusion terroriste si bien que nous effectuons des exercices de confinement et d’évacuation dans nos écoles, ce qui est très différent des exercices d’évacuation incendie. Nous avons confié à un cabinet d’audit en sûreté la réalisation d’un programme de sensibilisation sous forme d’e-learning. Opérationnel depuis septembre dernier, il est très bien accueilli par les élèves et les enseignants. Nous menons des audits sûreté sur tous nos sites et avons défini les moyens de prévention et de protection en fonction de leurs risques, de leurs activités, de leur configuration ou des personnes qui s’y rendent. Un plan d’action a été élaboré pour chaque site. Ce plan, d’une durée de quatre ans, a été validé l’année dernière. Il définit le nombre d’agents de sécurité à positionner, l’évolution des missions des personnes concernées et la mise en place d’installations de contrôle des accès. Nous sommes également en train de mettre à jour, site par site, le parc de caméras de vidéosurveillance. Il faut noter que nous n’aurions pas pu aborder ce type de sujets voici seulement quelques années. Cette nouvelle approche implique une augmentation de nos dépenses de sûreté et une plus grande coordination avec les forces de l’ordre et les autorités. Il faut aussi mentionner les risques liés aux manifestations des Gilets jaunes. Nous avons été impactés par ce mouvement à Paris mais pas en province. Nous avons pris des mesures spécifiques comme la pose de panneaux en bois sur les façades, l’augmentation ponctuelle du nombre d’agents de sécurité, le renforcement des protections mécaniques et le soudage de grilles. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Thierry Menuet – Notre demande croissante et récente en sûreté nécessite d’échanger sur toutes ces problématiques. Nous sommes sollicités quasi quotidiennement par des prestataires, mais nous répondons systématiquement par la négative à leur démarche faute de temps. Visiter un salon comme AccesSecurity est donc une opportunité de les rencontrer. Outre la découverte de produits nouveaux, c’est aussi un lieu d’échanges et de retour d’expériences sur le plan technique et réglementaire. Et c’est d’autant plus intéressant que ce salon se tient en province et que l’on est donc loin d’un certain « parisianisme ». n
Ils exposent SUR AccesSecurity Dény Security : deux nouvelles serrures Spécialiste de la sécurisation des accès, Dény Security dispose d'un savoir-faire reconnu dans la protection des sites sensibles tertiaires ou industriels. Il exposera au prochain salon AccesSecurity, sa serrure électrique motorisée multipoints LSS offrant une solution universelle alliant haute sécurité et flexibilité. En effet, cette serrure certifiée CR5 dispose de 2 à 9 points latéraux de fermeture et d'un pêne demi-tour anti-rebond. Entièrement réversible sans démontage, la serrure LSS, tout inox s'adapte sur tout type de porte bois, métal, aluminium ou PVC, pleine ou profil étroit. Montée en applique, elle se décline en trois versions : standard où la béquille côté intérieure n'actionne que le pêne demi-tour, avec sortie libre côté intérieur, par béquille ou bouton poussoir lumineux vert, condamnée avec béquille contrôlée coté intérieur. La serrure SPEAD Line homologuée EN 1125 sera également présente sur le salon AccesSecurity. Bénéficiant du système breveté d'éjection de pêne automatique qui garantit aux établissements d'avoir une porte toujours verrouillée, la SPEAD Line EN 1125 associe une serrure électrique à mortaiser et une barre antipanique de type push barre. Si la sortie reste libre grâce à la barre de poussée, l'entrée est contrôlée par une béquille, alliant ainsi sécurité des accès et évacuation sécurisée des personnes en cas de besoin. n CNM International : caméra avec fonction d’interpellation Ayant acquis durant plus de 20 ans un réel savoir-faire dans les métiers de la sécurité, Gilbert Belchi crée la société CNM International en janvier 1997. Implantée à La Ciotat et pouvant intervenir partout en France et à l’International, CNM est spécialisée dans la distribution de matériels courants faibles dédiés à la sécurité et l’assistance technique. Grâce à notre vision d’experts, nous sommes capables d’analyser une situation et de proposer la technologie la mieux adaptée aux besoins spécifiques et aux normes en vigueur. De plus, M. Belchi a été reconnu apte par le CNPP à la fonction de coordinateur SSI. Nous sommes aussi un interlocuteur privilégié des entreprises et installateurs électriques auxquels nous pouvons apporter une réponse globale pour la totalité du lot courant faible. Au-delà de notre activité commerciale, nous sommes présents sur le chantier pour la programmation en mettant à disposition nos techniciens et ce, quelle que soit la configuration du site. Les partenariats que nous avons mis en place avec les constructeurs nationaux ou internationaux nous permettent de garantir à nos clients un suivi global à toutes les étapes de leur projet courant faible. Il vous sera présenté au salon AccesSecurity les dernières nouveautés en termes de matériel de sureté tout particulièrement notre dernière caméra panoramique avec fonction d’interpellation et de de suivi automatique. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019
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