la newsletter du salon AccesSecurity spécial cybersécurité

N° SPÉCIAL CONTRÔLE DES ACCÈS N°2 • DÉCEMBRE 2018
INTERVIEW FRÉDÉRIC PLOUVIER
INTERVIEW SYLVÈRE JEANNE
ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Frédéric Plouvier Conseiller sécurité-sûreté chez Paris Musées AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté dans un établissement comme Paris Musées qui regroupe plusieurs sites très différents ? Frédéric Plouvier – Nous regroupons en effet quatorze musées dans la capitale, des réserves à Paris et en banlieue, un atelier et le siège. L’établissement public est constitué de 1 000 agents dont 85% dans les musées et les réserves et 15% au siège. Nous sommes confrontés à deux problématiques : protéger les œuvres contre des dégradations ou le vol et le public contre des menaces terroristes et les risques d’incendie. En ce qui concerne le risque incendie, nous sommes préparés à l’évacuation du public et du personnel tout en préservant l’intégrité des œuvres. Chaque site dispose d’un Plan de sécurité des œuvres (PSO) qui intègre un partenariat étroit avec les services de secours. La récente destruction par le feu du musée de Rio de Janeiro démontre l’utilité de tels dispositifs de prévention. Nous devons également gérer des crises comme les inondations. Les procédures prévoient l’obturation des points d’entrée de l’eau, la fermeture de l’établissement et la remontée à l’abri de 100% des œuvres. AccesSecurity – Dans ce contexte très particulier, comment gérez-vous le contrôle des accès ? Frédéric Plouvier – Le problème est différent selon que le site est ouvert ou pas au public. Dans ce dernier cas, le contrôle des accès de notre personnel est facile, de même que durant les périodes non ouvrées. C’est évidemment plus compliqué lorsque le site accueille du public : nous avons décidé de le faire passer par une seule entrée et une seule sortie. Toutes les issues sont équipées de portiques de détection mais il existe aussi des contrôles par magnétomètres. Elles sont en général sous surveillance vidéo. Il faut aussi évoquer d’éventuelles attaques armées. Si la menace vient de l’intérieur des locaux, il faut faire sortir les visiteurs et le personnel. Si elle provient de l’extérieur, il faut au contraire verrouiller et renforcer les issues et appliquer des mesures de confinement. Le personnel a été formé en trois étapes : appliquer un plan en brassant les différentes équipes, effectuer un exercice en interne, effectuer un exercice réel avec des figurants et des acteurs extérieurs. Nous sensibilisons notre personnel aux comportements possibles du public, qui sont imprévisibles dans ce genre de situation génératrice de stress : la peur, la prostration, l’envie de sortir du site ou encore de se battre contre les attaquants. AccesSecurity – Quel est l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Frédéric Plouvier – Son intérêt réside dans la qualité des conférences proposées aux visiteurs. Elles permettent par ailleurs d’échanger des expériences, de mener des réflexions en commun ou de trouver des pistes de solutions sur un sujet précis. Il est également possible de créer sur place un réseau ayant des problématiques similaires. Enfin, AccesSecurity accueille toutes les composantes de la profession : la sécurité incendie, la sûreté, la gestion de crise, la cybersécurité, etc. n
INTERVIEW Sylvère Jeanne Responsable de la sûreté et de la sécurité de Paris La Défense Arena AccesSecurity – Le site de Paris La Défense Arena, inauguré en septembre 2017, se trouve en plein cœur d’un tissu urbain. Quelles en sont les conséquences sur le plan de la sécurité ? Sylvère Jeanne – Nous ne bénéficions pas d’un périmètre de sécurité protégé par un grillage par exemple. Le site dispose de 80 portes ayant un accès direct sur la voie publique. La problématique est très différente selon que nous accueillons un séminaire de 50 personnes ou 40 000 spectateurs pour un concert. Je dois souligner que les architectes ou les constructeurs ne sont pas assez à l’écoute des exploitants si bien que ce bâtiment neuf nécessite, à posteriori de la livraison, des aménagements ou améliorations. Nous sommes donc obligés de dépenser de l’argent supplémentaire pour équiper le site de matériels adaptés qu’il aurait été préférable d’installer dès le début. Ainsi, 200 caméras sont opérationnelles sur le site, mais il en manque sur deux niveaux. Cela va coûter deux fois plus cher de les installer aujourd’hui qu’au moment de la construction, car il va falloir casser des murs et recâbler. Même problème pour les locaux et accès : la moitié sont équipées de lecteurs de badges et l’autre de clés physiques. Le mélange des deux systèmes ne fonctionne pas. De même, le PC de sécurité est complètement aveugle, puisqu’il bénéficie d’aucune vision directe sur l’entrée du personnel par exemple. Tout ceci résulte du fait que le projet a été conçu voici huit ans, c’est-à-dire avant les attentats terroristes de 2015 et 2016, et qu’il a peu évolué alors que les menaces ont changé. Résultat : l’aménagement urbain n’est pas du tout adapté au risque. AccesSecurity – Compte tenu de cette situation très particulière, le contrôle des accès est rendu plus complexe ? Sylvère Jeanne – C’est certain ! D’autant que l’événementiel requiert de la flexibilité, car la préparation d’un spectacle met en jeu de nombreuses contraintes pas toujours maitrisables. Le problème n’est pas le public qui est très contrôlé, mais le personnel travaillant pour des prestataires. Le risque peut être qu’une personne dispose d’une fausse accréditation pour entrer sur le site ou qu’elle en subtilise une valable à quelqu’un d’autre. Rien ne m’alerte d’une éventuelle intrusion d’une personne interdite de site. Nous sommes donc revenus à des contrôles visuels, alors qu’un système d’hypervision avec reconnaissance faciale serait nettement plus simple. Mais aujourd’hui, ce n’est pas possible à cause de la réglementation en vigueur. Quand nous détectons une intrusion illicite, nous adressons un avertissement à la personne employée par un prestataire et en cas de récidive, nous procédons à une exclusion temporaire ou totale. Nous avons massivement investi pour implanter temporairement des barrières anti voiture bélier sur la voie publique à l’occasion d’un événement, mais c’est très long à monter et démonter. Des services de police ou de gendarmerie viennent en double rideau pour sécuriser la zone. Nous faisons également appel à des sociétés de surveillance humaine lors des événements. Sur les six sélectionnées à l’origine, il en reste quatre qui assurent avec efficacité des missions différentes : espace VIP, palpations, accueil, contrôle des billets, etc. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Sylvère Jeanne – Je ne suis pas issu du monde de la sûreté puisque j’étais sapeur-pompier professionnel puis directeur d’exploitation de sites événementiels. Il est donc important pour moi d’échanger avec le plus grand nombre de professionnels sur ces problématiques et de prendre les meilleures solutions pour notre site complexe. De plus, on évoque souvent la sécurité des centres commerciaux, des ERP, des infrastructures de transports, mais très rarement l’événementiel qui est un univers très particulier, caractérisé par la gestion de l’imprévu, des commandes tardives, des processus éphémères et des consignes changeantes. Bref, l’événementiel n’est pas assez représenté dans les salons. Je me réjouis donc de pouvoir m’exprimer sur ce sujet lors des conférences organisées par AccesSecurity. n
Ils exposent SUR AccesSecurity CAME, leader de l’immotique et de la domotique CAME est un groupe leader mondial dans le secteur de l’immotique et de la domotique, avec une vaste gamme de solutions technologiques intégrées pour l’automatisation d’espaces résidentiels, publics et urbains. CAME développe des solutions pour l’anti-intrusion, la vidéosurveillance, l’interphonie, le contrôle d’accès public et privé, l’automatisation de portes, portails, barrières et parkings. CAME Urbaco est une marque leader de systèmes de contrôle d’accès intégrés, sécurité périmétrique, planification urbaine et contrôle automatisé des flux de circulation par bornes escamotables, amovibles et fixes. CAME Urbaco conçoit, fabrique, entretient et vend des solutions technologiques pour partager et délimiter les zones urbaines, résidentielles ou non résidentielles, mais également pour protéger les sites sensibles où le besoin de sécurité des bâtiments et des personnes est crucial. CAME Urbaco a développé une solution de gestion du contrôle d'accès urbain à dimension sécuritaire gérant les flux de véhicules par bornes escamotables : La borne escamotable G30 crash testée résiste à l’impact d’un pick-up de 2,5 tonnes lancé à 48km/h. Le totem de gestion City 6 Evo permet l’intégration des éléments constitutifs de l’automatisme des bornes : platine électrique, automatisme, organes de commande, organes de signalisation. Le totem de gestion City 1 est un lecteur de plaque d’immatriculation intégré identifiant l'autorisation de passage. La piétonisation est au cœur des enjeux des villes et la sécurité de la population représente une priorité internationale. Cette solution s’intègre facilement dans les zones urbaines. Elle permet une sécurisation périmétrique et un contrôle des accès urbains. n Til Technologies : un système centralisé sécurisé Til Technologies présentera au salon AccesSecurity les dernières évolutions de son système centralisé de sûreté Micro-Sésame. Outre les dernières évolutions fonctionnelles, comme la gestion de crise, la réservation de salles ou encore l’accueil visiteur, l’accent sera mis cette année sur la protection du système lui-même. En effet, Micro-Sésame a reçu la certification officielle de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) pour la fiabilité de son architecture de contrôle d’accès. Faisant suite à la réalisation de maquettes et tests complets de la part des laboratoires de test de l’ANSSI, cette certification démontre le haut niveau de sécurité des produits Til Technologies face à des attaques informatiques malveillantes. Elle constitue un gage de confiance évident pour les responsables de sites sensibles et d'intérêt vital, mais également pour tous les décideurs sensibilisés aux enjeux de la cybersécurité. Comme depuis quatre ans maintenant, Til Technologies exposera aux côtés de Sorhea, son partenaire du groupe Vitaprotech. Sorhea présentera ses dernières technologies de détection intrusion périmétrique : barrières à infrarouge actif, systèmes d’instrumentalisation de clôture (câbles à détection de chocs et les systèmes d’électrification) et détecteurs volumétriques double-technologie combinant l’hyperfréquence à une fonction radar. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019

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N°2 • DÉCEMBRE 2018

INTERVIEW FRÉDÉRIC PLOUVIER
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INTERVIEW Frédéric Plouvier Conseiller sécurité-sûreté chez Paris Musées AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté dans un établissement comme Paris Musées qui regroupe plusieurs sites très différents ? Frédéric Plouvier – Nous regroupons en effet quatorze musées dans la capitale, des réserves à Paris et en banlieue, un atelier et le siège. L’établissement public est constitué de 1 000 agents dont 85% dans les musées et les réserves et 15% au siège. Nous sommes confrontés à deux problématiques : protéger les œuvres contre des dégradations ou le vol et le public contre des menaces terroristes et les risques d’incendie. En ce qui concerne le risque incendie, nous sommes préparés à l’évacuation du public et du personnel tout en préservant l’intégrité des œuvres. Chaque site dispose d’un Plan de sécurité des œuvres (PSO) qui intègre un partenariat étroit avec les services de secours. La récente destruction par le feu du musée de Rio de Janeiro démontre l’utilité de tels dispositifs de prévention. Nous devons également gérer des crises comme les inondations. Les procédures prévoient l’obturation des points d’entrée de l’eau, la fermeture de l’établissement et la remontée à l’abri de 100% des œuvres. AccesSecurity – Dans ce contexte très particulier, comment gérez-vous le contrôle des accès ? Frédéric Plouvier – Le problème est différent selon que le site est ouvert ou pas au public. Dans ce dernier cas, le contrôle des accès de notre personnel est facile, de même que durant les périodes non ouvrées. C’est évidemment plus compliqué lorsque le site accueille du public : nous avons décidé de le faire passer par une seule entrée et une seule sortie. Toutes les issues sont équipées de portiques de détection mais il existe aussi des contrôles par magnétomètres. Elles sont en général sous surveillance vidéo. Il faut aussi évoquer d’éventuelles attaques armées. Si la menace vient de l’intérieur des locaux, il faut faire sortir les visiteurs et le personnel. Si elle provient de l’extérieur, il faut au contraire verrouiller et renforcer les issues et appliquer des mesures de confinement. Le personnel a été formé en trois étapes : appliquer un plan en brassant les différentes équipes, effectuer un exercice en interne, effectuer un exercice réel avec des figurants et des acteurs extérieurs. Nous sensibilisons notre personnel aux comportements possibles du public, qui sont imprévisibles dans ce genre de situation génératrice de stress : la peur, la prostration, l’envie de sortir du site ou encore de se battre contre les attaquants. AccesSecurity – Quel est l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Frédéric Plouvier – Son intérêt réside dans la qualité des conférences proposées aux visiteurs. Elles permettent par ailleurs d’échanger des expériences, de mener des réflexions en commun ou de trouver des pistes de solutions sur un sujet précis. Il est également possible de créer sur place un réseau ayant des problématiques similaires. Enfin, AccesSecurity accueille toutes les composantes de la profession : la sécurité incendie, la sûreté, la gestion de crise, la cybersécurité, etc. n
INTERVIEW Sylvère Jeanne Responsable de la sûreté et de la sécurité de Paris La Défense Arena AccesSecurity – Le site de Paris La Défense Arena, inauguré en septembre 2017, se trouve en plein cœur d’un tissu urbain. Quelles en sont les conséquences sur le plan de la sécurité ? Sylvère Jeanne – Nous ne bénéficions pas d’un périmètre de sécurité protégé par un grillage par exemple. Le site dispose de 80 portes ayant un accès direct sur la voie publique. La problématique est très différente selon que nous accueillons un séminaire de 50 personnes ou 40 000 spectateurs pour un concert. Je dois souligner que les architectes ou les constructeurs ne sont pas assez à l’écoute des exploitants si bien que ce bâtiment neuf nécessite, à posteriori de la livraison, des aménagements ou améliorations. Nous sommes donc obligés de dépenser de l’argent supplémentaire pour équiper le site de matériels adaptés qu’il aurait été préférable d’installer dès le début. Ainsi, 200 caméras sont opérationnelles sur le site, mais il en manque sur deux niveaux. Cela va coûter deux fois plus cher de les installer aujourd’hui qu’au moment de la construction, car il va falloir casser des murs et recâbler. Même problème pour les locaux et accès : la moitié sont équipées de lecteurs de badges et l’autre de clés physiques. Le mélange des deux systèmes ne fonctionne pas. De même, le PC de sécurité est complètement aveugle, puisqu’il bénéficie d’aucune vision directe sur l’entrée du personnel par exemple. Tout ceci résulte du fait que le projet a été conçu voici huit ans, c’est-à-dire avant les attentats terroristes de 2015 et 2016, et qu’il a peu évolué alors que les menaces ont changé. Résultat : l’aménagement urbain n’est pas du tout adapté au risque. AccesSecurity – Compte tenu de cette situation très particulière, le contrôle des accès est rendu plus complexe ? Sylvère Jeanne – C’est certain ! D’autant que l’événementiel requiert de la flexibilité, car la préparation d’un spectacle met en jeu de nombreuses contraintes pas toujours maitrisables. Le problème n’est pas le public qui est très contrôlé, mais le personnel travaillant pour des prestataires. Le risque peut être qu’une personne dispose d’une fausse accréditation pour entrer sur le site ou qu’elle en subtilise une valable à quelqu’un d’autre. Rien ne m’alerte d’une éventuelle intrusion d’une personne interdite de site. Nous sommes donc revenus à des contrôles visuels, alors qu’un système d’hypervision avec reconnaissance faciale serait nettement plus simple. Mais aujourd’hui, ce n’est pas possible à cause de la réglementation en vigueur. Quand nous détectons une intrusion illicite, nous adressons un avertissement à la personne employée par un prestataire et en cas de récidive, nous procédons à une exclusion temporaire ou totale. Nous avons massivement investi pour implanter temporairement des barrières anti voiture bélier sur la voie publique à l’occasion d’un événement, mais c’est très long à monter et démonter. Des services de police ou de gendarmerie viennent en double rideau pour sécuriser la zone. Nous faisons également appel à des sociétés de surveillance humaine lors des événements. Sur les six sélectionnées à l’origine, il en reste quatre qui assurent avec efficacité des missions différentes : espace VIP, palpations, accueil, contrôle des billets, etc. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Sylvère Jeanne – Je ne suis pas issu du monde de la sûreté puisque j’étais sapeur-pompier professionnel puis directeur d’exploitation de sites événementiels. Il est donc important pour moi d’échanger avec le plus grand nombre de professionnels sur ces problématiques et de prendre les meilleures solutions pour notre site complexe. De plus, on évoque souvent la sécurité des centres commerciaux, des ERP, des infrastructures de transports, mais très rarement l’événementiel qui est un univers très particulier, caractérisé par la gestion de l’imprévu, des commandes tardives, des processus éphémères et des consignes changeantes. Bref, l’événementiel n’est pas assez représenté dans les salons. Je me réjouis donc de pouvoir m’exprimer sur ce sujet lors des conférences organisées par AccesSecurity. n
Ils exposent SUR AccesSecurity CAME, leader de l’immotique et de la domotique CAME est un groupe leader mondial dans le secteur de l’immotique et de la domotique, avec une vaste gamme de solutions technologiques intégrées pour l’automatisation d’espaces résidentiels, publics et urbains. CAME développe des solutions pour l’anti-intrusion, la vidéosurveillance, l’interphonie, le contrôle d’accès public et privé, l’automatisation de portes, portails, barrières et parkings. CAME Urbaco est une marque leader de systèmes de contrôle d’accès intégrés, sécurité périmétrique, planification urbaine et contrôle automatisé des flux de circulation par bornes escamotables, amovibles et fixes. CAME Urbaco conçoit, fabrique, entretient et vend des solutions technologiques pour partager et délimiter les zones urbaines, résidentielles ou non résidentielles, mais également pour protéger les sites sensibles où le besoin de sécurité des bâtiments et des personnes est crucial. CAME Urbaco a développé une solution de gestion du contrôle d'accès urbain à dimension sécuritaire gérant les flux de véhicules par bornes escamotables : La borne escamotable G30 crash testée résiste à l’impact d’un pick-up de 2,5 tonnes lancé à 48km/h. Le totem de gestion City 6 Evo permet l’intégration des éléments constitutifs de l’automatisme des bornes : platine électrique, automatisme, organes de commande, organes de signalisation. Le totem de gestion City 1 est un lecteur de plaque d’immatriculation intégré identifiant l'autorisation de passage. La piétonisation est au cœur des enjeux des villes et la sécurité de la population représente une priorité internationale. Cette solution s’intègre facilement dans les zones urbaines. Elle permet une sécurisation périmétrique et un contrôle des accès urbains. n Til Technologies : un système centralisé sécurisé Til Technologies présentera au salon AccesSecurity les dernières évolutions de son système centralisé de sûreté Micro-Sésame. Outre les dernières évolutions fonctionnelles, comme la gestion de crise, la réservation de salles ou encore l’accueil visiteur, l’accent sera mis cette année sur la protection du système lui-même. En effet, Micro-Sésame a reçu la certification officielle de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) pour la fiabilité de son architecture de contrôle d’accès. Faisant suite à la réalisation de maquettes et tests complets de la part des laboratoires de test de l’ANSSI, cette certification démontre le haut niveau de sécurité des produits Til Technologies face à des attaques informatiques malveillantes. Elle constitue un gage de confiance évident pour les responsables de sites sensibles et d'intérêt vital, mais également pour tous les décideurs sensibilisés aux enjeux de la cybersécurité. Comme depuis quatre ans maintenant, Til Technologies exposera aux côtés de Sorhea, son partenaire du groupe Vitaprotech. Sorhea présentera ses dernières technologies de détection intrusion périmétrique : barrières à infrarouge actif, systèmes d’instrumentalisation de clôture (câbles à détection de chocs et les systèmes d’électrification) et détecteurs volumétriques double-technologie combinant l’hyperfréquence à une fonction radar. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019
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N° SPÉCIAL CONTRÔLE DES ACCÈS N°2 • DÉCEMBRE 2018
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ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Frédéric Plouvier Conseiller sécurité-sûreté chez Paris Musées AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté dans un établissement comme Paris Musées qui regroupe plusieurs sites très différents ? Frédéric Plouvier – Nous regroupons en effet quatorze musées dans la capitale, des réserves à Paris et en banlieue, un atelier et le siège. L’établissement public est constitué de 1 000 agents dont 85% dans les musées et les réserves et 15% au siège. Nous sommes confrontés à deux problématiques : protéger les œuvres contre des dégradations ou le vol et le public contre des menaces terroristes et les risques d’incendie. En ce qui concerne le risque incendie, nous sommes préparés à l’évacuation du public et du personnel tout en préservant l’intégrité des œuvres. Chaque site dispose d’un Plan de sécurité des œuvres (PSO) qui intègre un partenariat étroit avec les services de secours. La récente destruction par le feu du musée de Rio de Janeiro démontre l’utilité de tels dispositifs de prévention. Nous devons également gérer des crises comme les inondations. Les procédures prévoient l’obturation des points d’entrée de l’eau, la fermeture de l’établissement et la remontée à l’abri de 100% des œuvres. AccesSecurity – Dans ce contexte très particulier, comment gérez-vous le contrôle des accès ? Frédéric Plouvier – Le problème est différent selon que le site est ouvert ou pas au public. Dans ce dernier cas, le contrôle des accès de notre personnel est facile, de même que durant les périodes non ouvrées. C’est évidemment plus compliqué lorsque le site accueille du public : nous avons décidé de le faire passer par une seule entrée et une seule sortie. Toutes les issues sont équipées de portiques de détection mais il existe aussi des contrôles par magnétomètres. Elles sont en général sous surveillance vidéo. Il faut aussi évoquer d’éventuelles attaques armées. Si la menace vient de l’intérieur des locaux, il faut faire sortir les visiteurs et le personnel. Si elle provient de l’extérieur, il faut au contraire verrouiller et renforcer les issues et appliquer des mesures de confinement. Le personnel a été formé en trois étapes : appliquer un plan en brassant les différentes équipes, effectuer un exercice en interne, effectuer un exercice réel avec des figurants et des acteurs extérieurs. Nous sensibilisons notre personnel aux comportements possibles du public, qui sont imprévisibles dans ce genre de situation génératrice de stress : la peur, la prostration, l’envie de sortir du site ou encore de se battre contre les attaquants. AccesSecurity – Quel est l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Frédéric Plouvier – Son intérêt réside dans la qualité des conférences proposées aux visiteurs. Elles permettent par ailleurs d’échanger des expériences, de mener des réflexions en commun ou de trouver des pistes de solutions sur un sujet précis. Il est également possible de créer sur place un réseau ayant des problématiques similaires. Enfin, AccesSecurity accueille toutes les composantes de la profession : la sécurité incendie, la sûreté, la gestion de crise, la cybersécurité, etc. n
INTERVIEW Sylvère Jeanne Responsable de la sûreté et de la sécurité de Paris La Défense Arena AccesSecurity – Le site de Paris La Défense Arena, inauguré en septembre 2017, se trouve en plein cœur d’un tissu urbain. Quelles en sont les conséquences sur le plan de la sécurité ? Sylvère Jeanne – Nous ne bénéficions pas d’un périmètre de sécurité protégé par un grillage par exemple. Le site dispose de 80 portes ayant un accès direct sur la voie publique. La problématique est très différente selon que nous accueillons un séminaire de 50 personnes ou 40 000 spectateurs pour un concert. Je dois souligner que les architectes ou les constructeurs ne sont pas assez à l’écoute des exploitants si bien que ce bâtiment neuf nécessite, à posteriori de la livraison, des aménagements ou améliorations. Nous sommes donc obligés de dépenser de l’argent supplémentaire pour équiper le site de matériels adaptés qu’il aurait été préférable d’installer dès le début. Ainsi, 200 caméras sont opérationnelles sur le site, mais il en manque sur deux niveaux. Cela va coûter deux fois plus cher de les installer aujourd’hui qu’au moment de la construction, car il va falloir casser des murs et recâbler. Même problème pour les locaux et accès : la moitié sont équipées de lecteurs de badges et l’autre de clés physiques. Le mélange des deux systèmes ne fonctionne pas. De même, le PC de sécurité est complètement aveugle, puisqu’il bénéficie d’aucune vision directe sur l’entrée du personnel par exemple. Tout ceci résulte du fait que le projet a été conçu voici huit ans, c’est-à-dire avant les attentats terroristes de 2015 et 2016, et qu’il a peu évolué alors que les menaces ont changé. Résultat : l’aménagement urbain n’est pas du tout adapté au risque. AccesSecurity – Compte tenu de cette situation très particulière, le contrôle des accès est rendu plus complexe ? Sylvère Jeanne – C’est certain ! D’autant que l’événementiel requiert de la flexibilité, car la préparation d’un spectacle met en jeu de nombreuses contraintes pas toujours maitrisables. Le problème n’est pas le public qui est très contrôlé, mais le personnel travaillant pour des prestataires. Le risque peut être qu’une personne dispose d’une fausse accréditation pour entrer sur le site ou qu’elle en subtilise une valable à quelqu’un d’autre. Rien ne m’alerte d’une éventuelle intrusion d’une personne interdite de site. Nous sommes donc revenus à des contrôles visuels, alors qu’un système d’hypervision avec reconnaissance faciale serait nettement plus simple. Mais aujourd’hui, ce n’est pas possible à cause de la réglementation en vigueur. Quand nous détectons une intrusion illicite, nous adressons un avertissement à la personne employée par un prestataire et en cas de récidive, nous procédons à une exclusion temporaire ou totale. Nous avons massivement investi pour implanter temporairement des barrières anti voiture bélier sur la voie publique à l’occasion d’un événement, mais c’est très long à monter et démonter. Des services de police ou de gendarmerie viennent en double rideau pour sécuriser la zone. Nous faisons également appel à des sociétés de surveillance humaine lors des événements. Sur les six sélectionnées à l’origine, il en reste quatre qui assurent avec efficacité des missions différentes : espace VIP, palpations, accueil, contrôle des billets, etc. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Sylvère Jeanne – Je ne suis pas issu du monde de la sûreté puisque j’étais sapeur-pompier professionnel puis directeur d’exploitation de sites événementiels. Il est donc important pour moi d’échanger avec le plus grand nombre de professionnels sur ces problématiques et de prendre les meilleures solutions pour notre site complexe. De plus, on évoque souvent la sécurité des centres commerciaux, des ERP, des infrastructures de transports, mais très rarement l’événementiel qui est un univers très particulier, caractérisé par la gestion de l’imprévu, des commandes tardives, des processus éphémères et des consignes changeantes. Bref, l’événementiel n’est pas assez représenté dans les salons. Je me réjouis donc de pouvoir m’exprimer sur ce sujet lors des conférences organisées par AccesSecurity. n
Ils exposent SUR AccesSecurity CAME, leader de l’immotique et de la domotique CAME est un groupe leader mondial dans le secteur de l’immotique et de la domotique, avec une vaste gamme de solutions technologiques intégrées pour l’automatisation d’espaces résidentiels, publics et urbains. CAME développe des solutions pour l’anti-intrusion, la vidéosurveillance, l’interphonie, le contrôle d’accès public et privé, l’automatisation de portes, portails, barrières et parkings. CAME Urbaco est une marque leader de systèmes de contrôle d’accès intégrés, sécurité périmétrique, planification urbaine et contrôle automatisé des flux de circulation par bornes escamotables, amovibles et fixes. CAME Urbaco conçoit, fabrique, entretient et vend des solutions technologiques pour partager et délimiter les zones urbaines, résidentielles ou non résidentielles, mais également pour protéger les sites sensibles où le besoin de sécurité des bâtiments et des personnes est crucial. CAME Urbaco a développé une solution de gestion du contrôle d'accès urbain à dimension sécuritaire gérant les flux de véhicules par bornes escamotables : La borne escamotable G30 crash testée résiste à l’impact d’un pick-up de 2,5 tonnes lancé à 48km/h. Le totem de gestion City 6 Evo permet l’intégration des éléments constitutifs de l’automatisme des bornes : platine électrique, automatisme, organes de commande, organes de signalisation. Le totem de gestion City 1 est un lecteur de plaque d’immatriculation intégré identifiant l'autorisation de passage. La piétonisation est au cœur des enjeux des villes et la sécurité de la population représente une priorité internationale. Cette solution s’intègre facilement dans les zones urbaines. Elle permet une sécurisation périmétrique et un contrôle des accès urbains. n Til Technologies : un système centralisé sécurisé Til Technologies présentera au salon AccesSecurity les dernières évolutions de son système centralisé de sûreté Micro-Sésame. Outre les dernières évolutions fonctionnelles, comme la gestion de crise, la réservation de salles ou encore l’accueil visiteur, l’accent sera mis cette année sur la protection du système lui-même. En effet, Micro-Sésame a reçu la certification officielle de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) pour la fiabilité de son architecture de contrôle d’accès. Faisant suite à la réalisation de maquettes et tests complets de la part des laboratoires de test de l’ANSSI, cette certification démontre le haut niveau de sécurité des produits Til Technologies face à des attaques informatiques malveillantes. Elle constitue un gage de confiance évident pour les responsables de sites sensibles et d'intérêt vital, mais également pour tous les décideurs sensibilisés aux enjeux de la cybersécurité. Comme depuis quatre ans maintenant, Til Technologies exposera aux côtés de Sorhea, son partenaire du groupe Vitaprotech. Sorhea présentera ses dernières technologies de détection intrusion périmétrique : barrières à infrarouge actif, systèmes d’instrumentalisation de clôture (câbles à détection de chocs et les systèmes d’électrification) et détecteurs volumétriques double-technologie combinant l’hyperfréquence à une fonction radar. n
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INTERVIEW SYLVÈRE JEANNE
ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Frédéric Plouvier Conseiller sécurité-sûreté chez Paris Musées AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté dans un établissement comme Paris Musées qui regroupe plusieurs sites très différents ? Frédéric Plouvier – Nous regroupons en effet quatorze musées dans la capitale, des réserves à Paris et en banlieue, un atelier et le siège. L’établissement public est constitué de 1 000 agents dont 85% dans les musées et les réserves et 15% au siège. Nous sommes confrontés à deux problématiques : protéger les œuvres contre des dégradations ou le vol et le public contre des menaces terroristes et les risques d’incendie. En ce qui concerne le risque incendie, nous sommes préparés à l’évacuation du public et du personnel tout en préservant l’intégrité des œuvres. Chaque site dispose d’un Plan de sécurité des œuvres (PSO) qui intègre un partenariat étroit avec les services de secours. La récente destruction par le feu du musée de Rio de Janeiro démontre l’utilité de tels dispositifs de prévention. Nous devons également gérer des crises comme les inondations. Les procédures prévoient l’obturation des points d’entrée de l’eau, la fermeture de l’établissement et la remontée à l’abri de 100% des œuvres. AccesSecurity – Dans ce contexte très particulier, comment gérez-vous le contrôle des accès ? Frédéric Plouvier – Le problème est différent selon que le site est ouvert ou pas au public. Dans ce dernier cas, le contrôle des accès de notre personnel est facile, de même que durant les périodes non ouvrées. C’est évidemment plus compliqué lorsque le site accueille du public : nous avons décidé de le faire passer par une seule entrée et une seule sortie. Toutes les issues sont équipées de portiques de détection mais il existe aussi des contrôles par magnétomètres. Elles sont en général sous surveillance vidéo. Il faut aussi évoquer d’éventuelles attaques armées. Si la menace vient de l’intérieur des locaux, il faut faire sortir les visiteurs et le personnel. Si elle provient de l’extérieur, il faut au contraire verrouiller et renforcer les issues et appliquer des mesures de confinement. Le personnel a été formé en trois étapes : appliquer un plan en brassant les différentes équipes, effectuer un exercice en interne, effectuer un exercice réel avec des figurants et des acteurs extérieurs. Nous sensibilisons notre personnel aux comportements possibles du public, qui sont imprévisibles dans ce genre de situation génératrice de stress : la peur, la prostration, l’envie de sortir du site ou encore de se battre contre les attaquants. AccesSecurity – Quel est l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Frédéric Plouvier – Son intérêt réside dans la qualité des conférences proposées aux visiteurs. Elles permettent par ailleurs d’échanger des expériences, de mener des réflexions en commun ou de trouver des pistes de solutions sur un sujet précis. Il est également possible de créer sur place un réseau ayant des problématiques similaires. Enfin, AccesSecurity accueille toutes les composantes de la profession : la sécurité incendie, la sûreté, la gestion de crise, la cybersécurité, etc. n
INTERVIEW Sylvère Jeanne Responsable de la sûreté et de la sécurité de Paris La Défense Arena AccesSecurity – Le site de Paris La Défense Arena, inauguré en septembre 2017, se trouve en plein cœur d’un tissu urbain. Quelles en sont les conséquences sur le plan de la sécurité ? Sylvère Jeanne – Nous ne bénéficions pas d’un périmètre de sécurité protégé par un grillage par exemple. Le site dispose de 80 portes ayant un accès direct sur la voie publique. La problématique est très différente selon que nous accueillons un séminaire de 50 personnes ou 40 000 spectateurs pour un concert. Je dois souligner que les architectes ou les constructeurs ne sont pas assez à l’écoute des exploitants si bien que ce bâtiment neuf nécessite, à posteriori de la livraison, des aménagements ou améliorations. Nous sommes donc obligés de dépenser de l’argent supplémentaire pour équiper le site de matériels adaptés qu’il aurait été préférable d’installer dès le début. Ainsi, 200 caméras sont opérationnelles sur le site, mais il en manque sur deux niveaux. Cela va coûter deux fois plus cher de les installer aujourd’hui qu’au moment de la construction, car il va falloir casser des murs et recâbler. Même problème pour les locaux et accès : la moitié sont équipées de lecteurs de badges et l’autre de clés physiques. Le mélange des deux systèmes ne fonctionne pas. De même, le PC de sécurité est complètement aveugle, puisqu’il bénéficie d’aucune vision directe sur l’entrée du personnel par exemple. Tout ceci résulte du fait que le projet a été conçu voici huit ans, c’est-à-dire avant les attentats terroristes de 2015 et 2016, et qu’il a peu évolué alors que les menaces ont changé. Résultat : l’aménagement urbain n’est pas du tout adapté au risque. AccesSecurity – Compte tenu de cette situation très particulière, le contrôle des accès est rendu plus complexe ? Sylvère Jeanne – C’est certain ! D’autant que l’événementiel requiert de la flexibilité, car la préparation d’un spectacle met en jeu de nombreuses contraintes pas toujours maitrisables. Le problème n’est pas le public qui est très contrôlé, mais le personnel travaillant pour des prestataires. Le risque peut être qu’une personne dispose d’une fausse accréditation pour entrer sur le site ou qu’elle en subtilise une valable à quelqu’un d’autre. Rien ne m’alerte d’une éventuelle intrusion d’une personne interdite de site. Nous sommes donc revenus à des contrôles visuels, alors qu’un système d’hypervision avec reconnaissance faciale serait nettement plus simple. Mais aujourd’hui, ce n’est pas possible à cause de la réglementation en vigueur. Quand nous détectons une intrusion illicite, nous adressons un avertissement à la personne employée par un prestataire et en cas de récidive, nous procédons à une exclusion temporaire ou totale. Nous avons massivement investi pour implanter temporairement des barrières anti voiture bélier sur la voie publique à l’occasion d’un événement, mais c’est très long à monter et démonter. Des services de police ou de gendarmerie viennent en double rideau pour sécuriser la zone. Nous faisons également appel à des sociétés de surveillance humaine lors des événements. Sur les six sélectionnées à l’origine, il en reste quatre qui assurent avec efficacité des missions différentes : espace VIP, palpations, accueil, contrôle des billets, etc. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Sylvère Jeanne – Je ne suis pas issu du monde de la sûreté puisque j’étais sapeur-pompier professionnel puis directeur d’exploitation de sites événementiels. Il est donc important pour moi d’échanger avec le plus grand nombre de professionnels sur ces problématiques et de prendre les meilleures solutions pour notre site complexe. De plus, on évoque souvent la sécurité des centres commerciaux, des ERP, des infrastructures de transports, mais très rarement l’événementiel qui est un univers très particulier, caractérisé par la gestion de l’imprévu, des commandes tardives, des processus éphémères et des consignes changeantes. Bref, l’événementiel n’est pas assez représenté dans les salons. Je me réjouis donc de pouvoir m’exprimer sur ce sujet lors des conférences organisées par AccesSecurity. n
Ils exposent SUR AccesSecurity CAME, leader de l’immotique et de la domotique CAME est un groupe leader mondial dans le secteur de l’immotique et de la domotique, avec une vaste gamme de solutions technologiques intégrées pour l’automatisation d’espaces résidentiels, publics et urbains. CAME développe des solutions pour l’anti-intrusion, la vidéosurveillance, l’interphonie, le contrôle d’accès public et privé, l’automatisation de portes, portails, barrières et parkings. CAME Urbaco est une marque leader de systèmes de contrôle d’accès intégrés, sécurité périmétrique, planification urbaine et contrôle automatisé des flux de circulation par bornes escamotables, amovibles et fixes. CAME Urbaco conçoit, fabrique, entretient et vend des solutions technologiques pour partager et délimiter les zones urbaines, résidentielles ou non résidentielles, mais également pour protéger les sites sensibles où le besoin de sécurité des bâtiments et des personnes est crucial. CAME Urbaco a développé une solution de gestion du contrôle d'accès urbain à dimension sécuritaire gérant les flux de véhicules par bornes escamotables : La borne escamotable G30 crash testée résiste à l’impact d’un pick-up de 2,5 tonnes lancé à 48km/h. Le totem de gestion City 6 Evo permet l’intégration des éléments constitutifs de l’automatisme des bornes : platine électrique, automatisme, organes de commande, organes de signalisation. Le totem de gestion City 1 est un lecteur de plaque d’immatriculation intégré identifiant l'autorisation de passage. La piétonisation est au cœur des enjeux des villes et la sécurité de la population représente une priorité internationale. Cette solution s’intègre facilement dans les zones urbaines. Elle permet une sécurisation périmétrique et un contrôle des accès urbains. n Til Technologies : un système centralisé sécurisé Til Technologies présentera au salon AccesSecurity les dernières évolutions de son système centralisé de sûreté Micro-Sésame. Outre les dernières évolutions fonctionnelles, comme la gestion de crise, la réservation de salles ou encore l’accueil visiteur, l’accent sera mis cette année sur la protection du système lui-même. En effet, Micro-Sésame a reçu la certification officielle de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) pour la fiabilité de son architecture de contrôle d’accès. Faisant suite à la réalisation de maquettes et tests complets de la part des laboratoires de test de l’ANSSI, cette certification démontre le haut niveau de sécurité des produits Til Technologies face à des attaques informatiques malveillantes. Elle constitue un gage de confiance évident pour les responsables de sites sensibles et d'intérêt vital, mais également pour tous les décideurs sensibilisés aux enjeux de la cybersécurité. Comme depuis quatre ans maintenant, Til Technologies exposera aux côtés de Sorhea, son partenaire du groupe Vitaprotech. Sorhea présentera ses dernières technologies de détection intrusion périmétrique : barrières à infrarouge actif, systèmes d’instrumentalisation de clôture (câbles à détection de chocs et les systèmes d’électrification) et détecteurs volumétriques double-technologie combinant l’hyperfréquence à une fonction radar. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019
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N° SPÉCIAL CONTRÔLE DES ACCÈS N°2 • DÉCEMBRE 2018
INTERVIEW FRÉDÉRIC PLOUVIER
INTERVIEW SYLVÈRE JEANNE
ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Frédéric Plouvier Conseiller sécurité-sûreté chez Paris Musées AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté dans un établissement comme Paris Musées qui regroupe plusieurs sites très différents ? Frédéric Plouvier – Nous regroupons en effet quatorze musées dans la capitale, des réserves à Paris et en banlieue, un atelier et le siège. L’établissement public est constitué de 1 000 agents dont 85% dans les musées et les réserves et 15% au siège. Nous sommes confrontés à deux problématiques : protéger les œuvres contre des dégradations ou le vol et le public contre des menaces terroristes et les risques d’incendie. En ce qui concerne le risque incendie, nous sommes préparés à l’évacuation du public et du personnel tout en préservant l’intégrité des œuvres. Chaque site dispose d’un Plan de sécurité des œuvres (PSO) qui intègre un partenariat étroit avec les services de secours. La récente destruction par le feu du musée de Rio de Janeiro démontre l’utilité de tels dispositifs de prévention. Nous devons également gérer des crises comme les inondations. Les procédures prévoient l’obturation des points d’entrée de l’eau, la fermeture de l’établissement et la remontée à l’abri de 100% des œuvres. AccesSecurity – Dans ce contexte très particulier, comment gérez-vous le contrôle des accès ? Frédéric Plouvier – Le problème est différent selon que le site est ouvert ou pas au public. Dans ce dernier cas, le contrôle des accès de notre personnel est facile, de même que durant les périodes non ouvrées. C’est évidemment plus compliqué lorsque le site accueille du public : nous avons décidé de le faire passer par une seule entrée et une seule sortie. Toutes les issues sont équipées de portiques de détection mais il existe aussi des contrôles par magnétomètres. Elles sont en général sous surveillance vidéo. Il faut aussi évoquer d’éventuelles attaques armées. Si la menace vient de l’intérieur des locaux, il faut faire sortir les visiteurs et le personnel. Si elle provient de l’extérieur, il faut au contraire verrouiller et renforcer les issues et appliquer des mesures de confinement. Le personnel a été formé en trois étapes : appliquer un plan en brassant les différentes équipes, effectuer un exercice en interne, effectuer un exercice réel avec des figurants et des acteurs extérieurs. Nous sensibilisons notre personnel aux comportements possibles du public, qui sont imprévisibles dans ce genre de situation génératrice de stress : la peur, la prostration, l’envie de sortir du site ou encore de se battre contre les attaquants. AccesSecurity – Quel est l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Frédéric Plouvier – Son intérêt réside dans la qualité des conférences proposées aux visiteurs. Elles permettent par ailleurs d’échanger des expériences, de mener des réflexions en commun ou de trouver des pistes de solutions sur un sujet précis. Il est également possible de créer sur place un réseau ayant des problématiques similaires. Enfin, AccesSecurity accueille toutes les composantes de la profession : la sécurité incendie, la sûreté, la gestion de crise, la cybersécurité, etc. n
INTERVIEW Sylvère Jeanne Responsable de la sûreté et de la sécurité de Paris La Défense Arena AccesSecurity – Le site de Paris La Défense Arena, inauguré en septembre 2017, se trouve en plein cœur d’un tissu urbain. Quelles en sont les conséquences sur le plan de la sécurité ? Sylvère Jeanne – Nous ne bénéficions pas d’un périmètre de sécurité protégé par un grillage par exemple. Le site dispose de 80 portes ayant un accès direct sur la voie publique. La problématique est très différente selon que nous accueillons un séminaire de 50 personnes ou 40 000 spectateurs pour un concert. Je dois souligner que les architectes ou les constructeurs ne sont pas assez à l’écoute des exploitants si bien que ce bâtiment neuf nécessite, à posteriori de la livraison, des aménagements ou améliorations. Nous sommes donc obligés de dépenser de l’argent supplémentaire pour équiper le site de matériels adaptés qu’il aurait été préférable d’installer dès le début. Ainsi, 200 caméras sont opérationnelles sur le site, mais il en manque sur deux niveaux. Cela va coûter deux fois plus cher de les installer aujourd’hui qu’au moment de la construction, car il va falloir casser des murs et recâbler. Même problème pour les locaux et accès : la moitié sont équipées de lecteurs de badges et l’autre de clés physiques. Le mélange des deux systèmes ne fonctionne pas. De même, le PC de sécurité est complètement aveugle, puisqu’il bénéficie d’aucune vision directe sur l’entrée du personnel par exemple. Tout ceci résulte du fait que le projet a été conçu voici huit ans, c’est-à-dire avant les attentats terroristes de 2015 et 2016, et qu’il a peu évolué alors que les menaces ont changé. Résultat : l’aménagement urbain n’est pas du tout adapté au risque. AccesSecurity – Compte tenu de cette situation très particulière, le contrôle des accès est rendu plus complexe ? Sylvère Jeanne – C’est certain ! D’autant que l’événementiel requiert de la flexibilité, car la préparation d’un spectacle met en jeu de nombreuses contraintes pas toujours maitrisables. Le problème n’est pas le public qui est très contrôlé, mais le personnel travaillant pour des prestataires. Le risque peut être qu’une personne dispose d’une fausse accréditation pour entrer sur le site ou qu’elle en subtilise une valable à quelqu’un d’autre. Rien ne m’alerte d’une éventuelle intrusion d’une personne interdite de site. Nous sommes donc revenus à des contrôles visuels, alors qu’un système d’hypervision avec reconnaissance faciale serait nettement plus simple. Mais aujourd’hui, ce n’est pas possible à cause de la réglementation en vigueur. Quand nous détectons une intrusion illicite, nous adressons un avertissement à la personne employée par un prestataire et en cas de récidive, nous procédons à une exclusion temporaire ou totale. Nous avons massivement investi pour implanter temporairement des barrières anti voiture bélier sur la voie publique à l’occasion d’un événement, mais c’est très long à monter et démonter. Des services de police ou de gendarmerie viennent en double rideau pour sécuriser la zone. Nous faisons également appel à des sociétés de surveillance humaine lors des événements. Sur les six sélectionnées à l’origine, il en reste quatre qui assurent avec efficacité des missions différentes : espace VIP, palpations, accueil, contrôle des billets, etc. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Sylvère Jeanne – Je ne suis pas issu du monde de la sûreté puisque j’étais sapeur-pompier professionnel puis directeur d’exploitation de sites événementiels. Il est donc important pour moi d’échanger avec le plus grand nombre de professionnels sur ces problématiques et de prendre les meilleures solutions pour notre site complexe. De plus, on évoque souvent la sécurité des centres commerciaux, des ERP, des infrastructures de transports, mais très rarement l’événementiel qui est un univers très particulier, caractérisé par la gestion de l’imprévu, des commandes tardives, des processus éphémères et des consignes changeantes. Bref, l’événementiel n’est pas assez représenté dans les salons. Je me réjouis donc de pouvoir m’exprimer sur ce sujet lors des conférences organisées par AccesSecurity. n
Ils exposent SUR AccesSecurity CAME, leader de l’immotique et de la domotique CAME est un groupe leader mondial dans le secteur de l’immotique et de la domotique, avec une vaste gamme de solutions technologiques intégrées pour l’automatisation d’espaces résidentiels, publics et urbains. CAME développe des solutions pour l’anti-intrusion, la vidéosurveillance, l’interphonie, le contrôle d’accès public et privé, l’automatisation de portes, portails, barrières et parkings. CAME Urbaco est une marque leader de systèmes de contrôle d’accès intégrés, sécurité périmétrique, planification urbaine et contrôle automatisé des flux de circulation par bornes escamotables, amovibles et fixes. CAME Urbaco conçoit, fabrique, entretient et vend des solutions technologiques pour partager et délimiter les zones urbaines, résidentielles ou non résidentielles, mais également pour protéger les sites sensibles où le besoin de sécurité des bâtiments et des personnes est crucial. CAME Urbaco a développé une solution de gestion du contrôle d'accès urbain à dimension sécuritaire gérant les flux de véhicules par bornes escamotables : La borne escamotable G30 crash testée résiste à l’impact d’un pick-up de 2,5 tonnes lancé à 48km/h. Le totem de gestion City 6 Evo permet l’intégration des éléments constitutifs de l’automatisme des bornes : platine électrique, automatisme, organes de commande, organes de signalisation. Le totem de gestion City 1 est un lecteur de plaque d’immatriculation intégré identifiant l'autorisation de passage. La piétonisation est au cœur des enjeux des villes et la sécurité de la population représente une priorité internationale. Cette solution s’intègre facilement dans les zones urbaines. Elle permet une sécurisation périmétrique et un contrôle des accès urbains. n Til Technologies : un système centralisé sécurisé Til Technologies présentera au salon AccesSecurity les dernières évolutions de son système centralisé de sûreté Micro-Sésame. Outre les dernières évolutions fonctionnelles, comme la gestion de crise, la réservation de salles ou encore l’accueil visiteur, l’accent sera mis cette année sur la protection du système lui-même. En effet, Micro-Sésame a reçu la certification officielle de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) pour la fiabilité de son architecture de contrôle d’accès. Faisant suite à la réalisation de maquettes et tests complets de la part des laboratoires de test de l’ANSSI, cette certification démontre le haut niveau de sécurité des produits Til Technologies face à des attaques informatiques malveillantes. Elle constitue un gage de confiance évident pour les responsables de sites sensibles et d'intérêt vital, mais également pour tous les décideurs sensibilisés aux enjeux de la cybersécurité. Comme depuis quatre ans maintenant, Til Technologies exposera aux côtés de Sorhea, son partenaire du groupe Vitaprotech. Sorhea présentera ses dernières technologies de détection intrusion périmétrique : barrières à infrarouge actif, systèmes d’instrumentalisation de clôture (câbles à détection de chocs et les systèmes d’électrification) et détecteurs volumétriques double-technologie combinant l’hyperfréquence à une fonction radar. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019
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N° SPÉCIAL CONTRÔLE DES ACCÈS N°2 • DÉCEMBRE 2018
INTERVIEW FRÉDÉRIC PLOUVIER
INTERVIEW SYLVÈRE JEANNE
ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Frédéric Plouvier Conseiller sécurité-sûreté chez Paris Musées AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté dans un établissement comme Paris Musées qui regroupe plusieurs sites très différents ? Frédéric Plouvier – Nous regroupons en effet quatorze musées dans la capitale, des réserves à Paris et en banlieue, un atelier et le siège. L’établissement public est constitué de 1 000 agents dont 85% dans les musées et les réserves et 15% au siège. Nous sommes confrontés à deux problématiques : protéger les œuvres contre des dégradations ou le vol et le public contre des menaces terroristes et les risques d’incendie. En ce qui concerne le risque incendie, nous sommes préparés à l’évacuation du public et du personnel tout en préservant l’intégrité des œuvres. Chaque site dispose d’un Plan de sécurité des œuvres (PSO) qui intègre un partenariat étroit avec les services de secours. La récente destruction par le feu du musée de Rio de Janeiro démontre l’utilité de tels dispositifs de prévention. Nous devons également gérer des crises comme les inondations. Les procédures prévoient l’obturation des points d’entrée de l’eau, la fermeture de l’établissement et la remontée à l’abri de 100% des œuvres. AccesSecurity – Dans ce contexte très particulier, comment gérez-vous le contrôle des accès ? Frédéric Plouvier – Le problème est différent selon que le site est ouvert ou pas au public. Dans ce dernier cas, le contrôle des accès de notre personnel est facile, de même que durant les périodes non ouvrées. C’est évidemment plus compliqué lorsque le site accueille du public : nous avons décidé de le faire passer par une seule entrée et une seule sortie. Toutes les issues sont équipées de portiques de détection mais il existe aussi des contrôles par magnétomètres. Elles sont en général sous surveillance vidéo. Il faut aussi évoquer d’éventuelles attaques armées. Si la menace vient de l’intérieur des locaux, il faut faire sortir les visiteurs et le personnel. Si elle provient de l’extérieur, il faut au contraire verrouiller et renforcer les issues et appliquer des mesures de confinement. Le personnel a été formé en trois étapes : appliquer un plan en brassant les différentes équipes, effectuer un exercice en interne, effectuer un exercice réel avec des figurants et des acteurs extérieurs. Nous sensibilisons notre personnel aux comportements possibles du public, qui sont imprévisibles dans ce genre de situation génératrice de stress : la peur, la prostration, l’envie de sortir du site ou encore de se battre contre les attaquants. AccesSecurity – Quel est l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Frédéric Plouvier – Son intérêt réside dans la qualité des conférences proposées aux visiteurs. Elles permettent par ailleurs d’échanger des expériences, de mener des réflexions en commun ou de trouver des pistes de solutions sur un sujet précis. Il est également possible de créer sur place un réseau ayant des problématiques similaires. Enfin, AccesSecurity accueille toutes les composantes de la profession : la sécurité incendie, la sûreté, la gestion de crise, la cybersécurité, etc. n
INTERVIEW Sylvère Jeanne Responsable de la sûreté et de la sécurité de Paris La Défense Arena AccesSecurity – Le site de Paris La Défense Arena, inauguré en septembre 2017, se trouve en plein cœur d’un tissu urbain. Quelles en sont les conséquences sur le plan de la sécurité ? Sylvère Jeanne – Nous ne bénéficions pas d’un périmètre de sécurité protégé par un grillage par exemple. Le site dispose de 80 portes ayant un accès direct sur la voie publique. La problématique est très différente selon que nous accueillons un séminaire de 50 personnes ou 40 000 spectateurs pour un concert. Je dois souligner que les architectes ou les constructeurs ne sont pas assez à l’écoute des exploitants si bien que ce bâtiment neuf nécessite, à posteriori de la livraison, des aménagements ou améliorations. Nous sommes donc obligés de dépenser de l’argent supplémentaire pour équiper le site de matériels adaptés qu’il aurait été préférable d’installer dès le début. Ainsi, 200 caméras sont opérationnelles sur le site, mais il en manque sur deux niveaux. Cela va coûter deux fois plus cher de les installer aujourd’hui qu’au moment de la construction, car il va falloir casser des murs et recâbler. Même problème pour les locaux et accès : la moitié sont équipées de lecteurs de badges et l’autre de clés physiques. Le mélange des deux systèmes ne fonctionne pas. De même, le PC de sécurité est complètement aveugle, puisqu’il bénéficie d’aucune vision directe sur l’entrée du personnel par exemple. Tout ceci résulte du fait que le projet a été conçu voici huit ans, c’est-à-dire avant les attentats terroristes de 2015 et 2016, et qu’il a peu évolué alors que les menaces ont changé. Résultat : l’aménagement urbain n’est pas du tout adapté au risque. AccesSecurity – Compte tenu de cette situation très particulière, le contrôle des accès est rendu plus complexe ? Sylvère Jeanne – C’est certain ! D’autant que l’événementiel requiert de la flexibilité, car la préparation d’un spectacle met en jeu de nombreuses contraintes pas toujours maitrisables. Le problème n’est pas le public qui est très contrôlé, mais le personnel travaillant pour des prestataires. Le risque peut être qu’une personne dispose d’une fausse accréditation pour entrer sur le site ou qu’elle en subtilise une valable à quelqu’un d’autre. Rien ne m’alerte d’une éventuelle intrusion d’une personne interdite de site. Nous sommes donc revenus à des contrôles visuels, alors qu’un système d’hypervision avec reconnaissance faciale serait nettement plus simple. Mais aujourd’hui, ce n’est pas possible à cause de la réglementation en vigueur. Quand nous détectons une intrusion illicite, nous adressons un avertissement à la personne employée par un prestataire et en cas de récidive, nous procédons à une exclusion temporaire ou totale. Nous avons massivement investi pour implanter temporairement des barrières anti voiture bélier sur la voie publique à l’occasion d’un événement, mais c’est très long à monter et démonter. Des services de police ou de gendarmerie viennent en double rideau pour sécuriser la zone. Nous faisons également appel à des sociétés de surveillance humaine lors des événements. Sur les six sélectionnées à l’origine, il en reste quatre qui assurent avec efficacité des missions différentes : espace VIP, palpations, accueil, contrôle des billets, etc. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Sylvère Jeanne – Je ne suis pas issu du monde de la sûreté puisque j’étais sapeur-pompier professionnel puis directeur d’exploitation de sites événementiels. Il est donc important pour moi d’échanger avec le plus grand nombre de professionnels sur ces problématiques et de prendre les meilleures solutions pour notre site complexe. De plus, on évoque souvent la sécurité des centres commerciaux, des ERP, des infrastructures de transports, mais très rarement l’événementiel qui est un univers très particulier, caractérisé par la gestion de l’imprévu, des commandes tardives, des processus éphémères et des consignes changeantes. Bref, l’événementiel n’est pas assez représenté dans les salons. Je me réjouis donc de pouvoir m’exprimer sur ce sujet lors des conférences organisées par AccesSecurity. n
Ils exposent SUR AccesSecurity CAME, leader de l’immotique et de la domotique CAME est un groupe leader mondial dans le secteur de l’immotique et de la domotique, avec une vaste gamme de solutions technologiques intégrées pour l’automatisation d’espaces résidentiels, publics et urbains. CAME développe des solutions pour l’anti-intrusion, la vidéosurveillance, l’interphonie, le contrôle d’accès public et privé, l’automatisation de portes, portails, barrières et parkings. CAME Urbaco est une marque leader de systèmes de contrôle d’accès intégrés, sécurité périmétrique, planification urbaine et contrôle automatisé des flux de circulation par bornes escamotables, amovibles et fixes. CAME Urbaco conçoit, fabrique, entretient et vend des solutions technologiques pour partager et délimiter les zones urbaines, résidentielles ou non résidentielles, mais également pour protéger les sites sensibles où le besoin de sécurité des bâtiments et des personnes est crucial. CAME Urbaco a développé une solution de gestion du contrôle d'accès urbain à dimension sécuritaire gérant les flux de véhicules par bornes escamotables : La borne escamotable G30 crash testée résiste à l’impact d’un pick-up de 2,5 tonnes lancé à 48km/h. Le totem de gestion City 6 Evo permet l’intégration des éléments constitutifs de l’automatisme des bornes : platine électrique, automatisme, organes de commande, organes de signalisation. Le totem de gestion City 1 est un lecteur de plaque d’immatriculation intégré identifiant l'autorisation de passage. La piétonisation est au cœur des enjeux des villes et la sécurité de la population représente une priorité internationale. Cette solution s’intègre facilement dans les zones urbaines. Elle permet une sécurisation périmétrique et un contrôle des accès urbains. n Til Technologies : un système centralisé sécurisé Til Technologies présentera au salon AccesSecurity les dernières évolutions de son système centralisé de sûreté Micro-Sésame. Outre les dernières évolutions fonctionnelles, comme la gestion de crise, la réservation de salles ou encore l’accueil visiteur, l’accent sera mis cette année sur la protection du système lui-même. En effet, Micro-Sésame a reçu la certification officielle de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) pour la fiabilité de son architecture de contrôle d’accès. Faisant suite à la réalisation de maquettes et tests complets de la part des laboratoires de test de l’ANSSI, cette certification démontre le haut niveau de sécurité des produits Til Technologies face à des attaques informatiques malveillantes. Elle constitue un gage de confiance évident pour les responsables de sites sensibles et d'intérêt vital, mais également pour tous les décideurs sensibilisés aux enjeux de la cybersécurité. Comme depuis quatre ans maintenant, Til Technologies exposera aux côtés de Sorhea, son partenaire du groupe Vitaprotech. Sorhea présentera ses dernières technologies de détection intrusion périmétrique : barrières à infrarouge actif, systèmes d’instrumentalisation de clôture (câbles à détection de chocs et les systèmes d’électrification) et détecteurs volumétriques double-technologie combinant l’hyperfréquence à une fonction radar. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019
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N° SPÉCIAL CONTRÔLE DES ACCÈS N°2 • DÉCEMBRE 2018
INTERVIEW FRÉDÉRIC PLOUVIER
INTERVIEW SYLVÈRE JEANNE
ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Frédéric Plouvier Conseiller sécurité-sûreté chez Paris Musées AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté dans un établissement comme Paris Musées qui regroupe plusieurs sites très différents ? Frédéric Plouvier – Nous regroupons en effet quatorze musées dans la capitale, des réserves à Paris et en banlieue, un atelier et le siège. L’établissement public est constitué de 1 000 agents dont 85% dans les musées et les réserves et 15% au siège. Nous sommes confrontés à deux problématiques : protéger les œuvres contre des dégradations ou le vol et le public contre des menaces terroristes et les risques d’incendie. En ce qui concerne le risque incendie, nous sommes préparés à l’évacuation du public et du personnel tout en préservant l’intégrité des œuvres. Chaque site dispose d’un Plan de sécurité des œuvres (PSO) qui intègre un partenariat étroit avec les services de secours. La récente destruction par le feu du musée de Rio de Janeiro démontre l’utilité de tels dispositifs de prévention. Nous devons également gérer des crises comme les inondations. Les procédures prévoient l’obturation des points d’entrée de l’eau, la fermeture de l’établissement et la remontée à l’abri de 100% des œuvres. AccesSecurity – Dans ce contexte très particulier, comment gérez-vous le contrôle des accès ? Frédéric Plouvier – Le problème est différent selon que le site est ouvert ou pas au public. Dans ce dernier cas, le contrôle des accès de notre personnel est facile, de même que durant les périodes non ouvrées. C’est évidemment plus compliqué lorsque le site accueille du public : nous avons décidé de le faire passer par une seule entrée et une seule sortie. Toutes les issues sont équipées de portiques de détection mais il existe aussi des contrôles par magnétomètres. Elles sont en général sous surveillance vidéo. Il faut aussi évoquer d’éventuelles attaques armées. Si la menace vient de l’intérieur des locaux, il faut faire sortir les visiteurs et le personnel. Si elle provient de l’extérieur, il faut au contraire verrouiller et renforcer les issues et appliquer des mesures de confinement. Le personnel a été formé en trois étapes : appliquer un plan en brassant les différentes équipes, effectuer un exercice en interne, effectuer un exercice réel avec des figurants et des acteurs extérieurs. Nous sensibilisons notre personnel aux comportements possibles du public, qui sont imprévisibles dans ce genre de situation génératrice de stress : la peur, la prostration, l’envie de sortir du site ou encore de se battre contre les attaquants. AccesSecurity – Quel est l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Frédéric Plouvier – Son intérêt réside dans la qualité des conférences proposées aux visiteurs. Elles permettent par ailleurs d’échanger des expériences, de mener des réflexions en commun ou de trouver des pistes de solutions sur un sujet précis. Il est également possible de créer sur place un réseau ayant des problématiques similaires. Enfin, AccesSecurity accueille toutes les composantes de la profession : la sécurité incendie, la sûreté, la gestion de crise, la cybersécurité, etc. n
Ils exposent SUR AccesSecurity CAME, leader de l’immotique et de la domotique CAME est un groupe leader mondial dans le secteur de l’immotique et de la domotique, avec une vaste gamme de solutions technologiques intégrées pour l’automatisation d’espaces résidentiels, publics et urbains. CAME développe des solutions pour l’anti-intrusion, la vidéosurveillance, l’interphonie, le contrôle d’accès public et privé, l’automatisation de portes, portails, barrières et parkings. CAME Urbaco est une marque leader de systèmes de contrôle d’accès intégrés, sécurité périmétrique, planification urbaine et contrôle automatisé des flux de circulation par bornes escamotables, amovibles et fixes. CAME Urbaco conçoit, fabrique, entretient et vend des solutions technologiques pour partager et délimiter les zones urbaines, résidentielles ou non résidentielles, mais également pour protéger les sites sensibles où le besoin de sécurité des bâtiments et des personnes est crucial. CAME Urbaco a développé une solution de gestion du contrôle d'accès urbain à dimension sécuritaire gérant les flux de véhicules par bornes escamotables : La borne escamotable G30 crash testée résiste à l’impact d’un pick-up de 2,5 tonnes lancé à 48km/h. Le totem de gestion City 6 Evo permet l’intégration des éléments constitutifs de l’automatisme des bornes : platine électrique, automatisme, organes de commande, organes de signalisation. Le totem de gestion City 1 est un lecteur de plaque d’immatriculation intégré identifiant l'autorisation de passage. La piétonisation est au cœur des enjeux des villes et la sécurité de la population représente une priorité internationale. Cette solution s’intègre facilement dans les zones urbaines. Elle permet une sécurisation périmétrique et un contrôle des accès urbains. n Til Technologies : un système centralisé sécurisé Til Technologies présentera au salon AccesSecurity les dernières évolutions de son système centralisé de sûreté Micro-Sésame. Outre les dernières évolutions fonctionnelles, comme la gestion de crise, la réservation de salles ou encore l’accueil visiteur, l’accent sera mis cette année sur la protection du système lui-même. En effet, Micro-Sésame a reçu la certification officielle de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) pour la fiabilité de son architecture de contrôle d’accès. Faisant suite à la réalisation de maquettes et tests complets de la part des laboratoires de test de l’ANSSI, cette certification démontre le haut niveau de sécurité des produits Til Technologies face à des attaques informatiques malveillantes. Elle constitue un gage de confiance évident pour les responsables de sites sensibles et d'intérêt vital, mais également pour tous les décideurs sensibilisés aux enjeux de la cybersécurité. Comme depuis quatre ans maintenant, Til Technologies exposera aux côtés de Sorhea, son partenaire du groupe Vitaprotech. Sorhea présentera ses dernières technologies de détection intrusion périmétrique : barrières à infrarouge actif, systèmes d’instrumentalisation de clôture (câbles à détection de chocs et les systèmes d’électrification) et détecteurs volumétriques double-technologie combinant l’hyperfréquence à une fonction radar. n INTERVIEW Sylvère Jeanne Responsable de la sûreté et de la sécurité de Paris La Défense Arena AccesSecurity – Le site de Paris La Défense Arena, inauguré en septembre 2017, se trouve en plein cœur d’un tissu urbain. Quelles en sont les conséquences sur le plan de la sécurité ? Sylvère Jeanne – Nous ne bénéficions pas d’un périmètre de sécurité protégé par un grillage par exemple. Le site dispose de 80 portes ayant un accès direct sur la voie publique. La problématique est très différente selon que nous accueillons un séminaire de 50 personnes ou 40 000 spectateurs pour un concert. Je dois souligner que les architectes ou les constructeurs ne sont pas assez à l’écoute des exploitants si bien que ce bâtiment neuf nécessite, à posteriori de la livraison, des aménagements ou améliorations. Nous sommes donc obligés de dépenser de l’argent supplémentaire pour équiper le site de matériels adaptés qu’il aurait été préférable d’installer dès le début. Ainsi, 200 caméras sont opérationnelles sur le site, mais il en manque sur deux niveaux. Cela va coûter deux fois plus cher de les installer aujourd’hui qu’au moment de la construction, car il va falloir casser des murs et recâbler. Même problème pour les locaux et accès : la moitié sont équipées de lecteurs de badges et l’autre de clés physiques. Le mélange des deux systèmes ne fonctionne pas. De même, le PC de sécurité est complètement aveugle, puisqu’il bénéficie d’aucune vision directe sur l’entrée du personnel par exemple. Tout ceci résulte du fait que le projet a été conçu voici huit ans, c’est-à-dire avant les attentats terroristes de 2015 et 2016, et qu’il a peu évolué alors que les menaces ont changé. Résultat : l’aménagement urbain n’est pas du tout adapté au risque. AccesSecurity – Compte tenu de cette situation très particulière, le contrôle des accès est rendu plus complexe ? Sylvère Jeanne – C’est certain ! D’autant que l’événementiel requiert de la flexibilité, car la préparation d’un spectacle met en jeu de nombreuses contraintes pas toujours maitrisables. Le problème n’est pas le public qui est très contrôlé, mais le personnel travaillant pour des prestataires. Le risque peut être qu’une personne dispose d’une fausse accréditation pour entrer sur le site ou qu’elle en subtilise une valable à quelqu’un d’autre. Rien ne m’alerte d’une éventuelle intrusion d’une personne interdite de site. Nous sommes donc revenus à des contrôles visuels, alors qu’un système d’hypervision avec reconnaissance faciale serait nettement plus simple. Mais aujourd’hui, ce n’est pas possible à cause de la réglementation en vigueur. Quand nous détectons une intrusion illicite, nous adressons un avertissement à la personne employée par un prestataire et en cas de récidive, nous procédons à une exclusion temporaire ou totale. Nous avons massivement investi pour implanter temporairement des barrières anti voiture bélier sur la voie publique à l’occasion d’un événement, mais c’est très long à monter et démonter. Des services de police ou de gendarmerie viennent en double rideau pour sécuriser la zone. Nous faisons également appel à des sociétés de surveillance humaine lors des événements. Sur les six sélectionnées à l’origine, il en reste quatre qui assurent avec efficacité des missions différentes : espace VIP, palpations, accueil, contrôle des billets, etc. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Sylvère Jeanne – Je ne suis pas issu du monde de la sûreté puisque j’étais sapeur-pompier professionnel puis directeur d’exploitation de sites événementiels. Il est donc important pour moi d’échanger avec le plus grand nombre de professionnels sur ces problématiques et de prendre les meilleures solutions pour notre site complexe. De plus, on évoque souvent la sécurité des centres commerciaux, des ERP, des infrastructures de transports, mais très rarement l’événementiel qui est un univers très particulier, caractérisé par la gestion de l’imprévu, des commandes tardives, des processus éphémères et des consignes changeantes. Bref, l’événementiel n’est pas assez représenté dans les salons. Je me réjouis donc de pouvoir m’exprimer sur ce sujet lors des conférences organisées par AccesSecurity. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019
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N° SPÉCIAL CONTRÔLE DES ACCÈS N°2 • DÉCEMBRE 2018
INTERVIEW FRÉDÉRIC PLOUVIER
INTERVIEW SYLVÈRE JEANNE
ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Frédéric Plouvier Conseiller sécurité-sûreté chez Paris Musées AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté dans un établissement comme Paris Musées qui regroupe plusieurs sites très différents ? Frédéric Plouvier – Nous regroupons en effet quatorze musées dans la capitale, des réserves à Paris et en banlieue, un atelier et le siège. L’établissement public est constitué de 1 000 agents dont 85% dans les musées et les réserves et 15% au siège. Nous sommes confrontés à deux problématiques : protéger les œuvres contre des dégradations ou le vol et le public contre des menaces terroristes et les risques d’incendie. En ce qui concerne le risque incendie, nous sommes préparés à l’évacuation du public et du personnel tout en préservant l’intégrité des œuvres. Chaque site dispose d’un Plan de sécurité des œuvres (PSO) qui intègre un partenariat étroit avec les services de secours. La récente destruction par le feu du musée de Rio de Janeiro démontre l’utilité de tels dispositifs de prévention. Nous devons également gérer des crises comme les inondations. Les procédures prévoient l’obturation des points d’entrée de l’eau, la fermeture de l’établissement et la remontée à l’abri de 100% des œuvres. AccesSecurity – Dans ce contexte très particulier, comment gérez-vous le contrôle des accès ? Frédéric Plouvier – Le problème est différent selon que le site est ouvert ou pas au public. Dans ce dernier cas, le contrôle des accès de notre personnel est facile, de même que durant les périodes non ouvrées. C’est évidemment plus compliqué lorsque le site accueille du public : nous avons décidé de le faire passer par une seule entrée et une seule sortie. Toutes les issues sont équipées de portiques de détection mais il existe aussi des contrôles par magnétomètres. Elles sont en général sous surveillance vidéo. Il faut aussi évoquer d’éventuelles attaques armées. Si la menace vient de l’intérieur des locaux, il faut faire sortir les visiteurs et le personnel. Si elle provient de l’extérieur, il faut au contraire verrouiller et renforcer les issues et appliquer des mesures de confinement. Le personnel a été formé en trois étapes : appliquer un plan en brassant les différentes équipes, effectuer un exercice en interne, effectuer un exercice réel avec des figurants et des acteurs extérieurs. Nous sensibilisons notre personnel aux comportements possibles du public, qui sont imprévisibles dans ce genre de situation génératrice de stress : la peur, la prostration, l’envie de sortir du site ou encore de se battre contre les attaquants. AccesSecurity – Quel est l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Frédéric Plouvier – Son intérêt réside dans la qualité des conférences proposées aux visiteurs. Elles permettent par ailleurs d’échanger des expériences, de mener des réflexions en commun ou de trouver des pistes de solutions sur un sujet précis. Il est également possible de créer sur place un réseau ayant des problématiques similaires. Enfin, AccesSecurity accueille toutes les composantes de la profession : la sécurité incendie, la sûreté, la gestion de crise, la cybersécurité, etc. n
INTERVIEW Sylvère Jeanne Responsable de la sûreté et de la sécurité de Paris La Défense Arena AccesSecurity – Le site de Paris La Défense Arena, inauguré en septembre 2017, se trouve en plein cœur d’un tissu urbain. Quelles en sont les conséquences sur le plan de la sécurité ? Sylvère Jeanne – Nous ne bénéficions pas d’un périmètre de sécurité protégé par un grillage par exemple. Le site dispose de 80 portes ayant un accès direct sur la voie publique. La problématique est très différente selon que nous accueillons un séminaire de 50 personnes ou 40 000 spectateurs pour un concert. Je dois souligner que les architectes ou les constructeurs ne sont pas assez à l’écoute des exploitants si bien que ce bâtiment neuf nécessite, à posteriori de la livraison, des aménagements ou améliorations. Nous sommes donc obligés de dépenser de l’argent supplémentaire pour équiper le site de matériels adaptés qu’il aurait été préférable d’installer dès le début. Ainsi, 200 caméras sont opérationnelles sur le site, mais il en manque sur deux niveaux. Cela va coûter deux fois plus cher de les installer aujourd’hui qu’au moment de la construction, car il va falloir casser des murs et recâbler. Même problème pour les locaux et accès : la moitié sont équipées de lecteurs de badges et l’autre de clés physiques. Le mélange des deux systèmes ne fonctionne pas. De même, le PC de sécurité est complètement aveugle, puisqu’il bénéficie d’aucune vision directe sur l’entrée du personnel par exemple. Tout ceci résulte du fait que le projet a été conçu voici huit ans, c’est-à-dire avant les attentats terroristes de 2015 et 2016, et qu’il a peu évolué alors que les menaces ont changé. Résultat : l’aménagement urbain n’est pas du tout adapté au risque. AccesSecurity – Compte tenu de cette situation très particulière, le contrôle des accès est rendu plus complexe ? Sylvère Jeanne – C’est certain ! D’autant que l’événementiel requiert de la flexibilité, car la préparation d’un spectacle met en jeu de nombreuses contraintes pas toujours maitrisables. Le problème n’est pas le public qui est très contrôlé, mais le personnel travaillant pour des prestataires. Le risque peut être qu’une personne dispose d’une fausse accréditation pour entrer sur le site ou qu’elle en subtilise une valable à quelqu’un d’autre. Rien ne m’alerte d’une éventuelle intrusion d’une personne interdite de site. Nous sommes donc revenus à des contrôles visuels, alors qu’un système d’hypervision avec reconnaissance faciale serait nettement plus simple. Mais aujourd’hui, ce n’est pas possible à cause de la réglementation en vigueur. Quand nous détectons une intrusion illicite, nous adressons un avertissement à la personne employée par un prestataire et en cas de récidive, nous procédons à une exclusion temporaire ou totale. Nous avons massivement investi pour implanter temporairement des barrières anti voiture bélier sur la voie publique à l’occasion d’un événement, mais c’est très long à monter et démonter. Des services de police ou de gendarmerie viennent en double rideau pour sécuriser la zone. Nous faisons également appel à des sociétés de surveillance humaine lors des événements. Sur les six sélectionnées à l’origine, il en reste quatre qui assurent avec efficacité des missions différentes : espace VIP, palpations, accueil, contrôle des billets, etc. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Sylvère Jeanne – Je ne suis pas issu du monde de la sûreté puisque j’étais sapeur-pompier professionnel puis directeur d’exploitation de sites événementiels. Il est donc important pour moi d’échanger avec le plus grand nombre de professionnels sur ces problématiques et de prendre les meilleures solutions pour notre site complexe. De plus, on évoque souvent la sécurité des centres commerciaux, des ERP, des infrastructures de transports, mais très rarement l’événementiel qui est un univers très particulier, caractérisé par la gestion de l’imprévu, des commandes tardives, des processus éphémères et des consignes changeantes. Bref, l’événementiel n’est pas assez représenté dans les salons. Je me réjouis donc de pouvoir m’exprimer sur ce sujet lors des conférences organisées par AccesSecurity. n
Ils exposent SUR AccesSecurity CAME, leader de l’immotique et de la domotique CAME est un groupe leader mondial dans le secteur de l’immotique et de la domotique, avec une vaste gamme de solutions technologiques intégrées pour l’automatisation d’espaces résidentiels, publics et urbains. CAME développe des solutions pour l’anti-intrusion, la vidéosurveillance, l’interphonie, le contrôle d’accès public et privé, l’automatisation de portes, portails, barrières et parkings. CAME Urbaco est une marque leader de systèmes de contrôle d’accès intégrés, sécurité périmétrique, planification urbaine et contrôle automatisé des flux de circulation par bornes escamotables, amovibles et fixes. CAME Urbaco conçoit, fabrique, entretient et vend des solutions technologiques pour partager et délimiter les zones urbaines, résidentielles ou non résidentielles, mais également pour protéger les sites sensibles où le besoin de sécurité des bâtiments et des personnes est crucial. CAME Urbaco a développé une solution de gestion du contrôle d'accès urbain à dimension sécuritaire gérant les flux de véhicules par bornes escamotables : La borne escamotable G30 crash testée résiste à l’impact d’un pick-up de 2,5 tonnes lancé à 48km/h. Le totem de gestion City 6 Evo permet l’intégration des éléments constitutifs de l’automatisme des bornes : platine électrique, automatisme, organes de commande, organes de signalisation. Le totem de gestion City 1 est un lecteur de plaque d’immatriculation intégré identifiant l'autorisation de passage. La piétonisation est au cœur des enjeux des villes et la sécurité de la population représente une priorité internationale. Cette solution s’intègre facilement dans les zones urbaines. Elle permet une sécurisation périmétrique et un contrôle des accès urbains. n Til Technologies : un système centralisé sécurisé Til Technologies présentera au salon AccesSecurity les dernières évolutions de son système centralisé de sûreté Micro-Sésame. Outre les dernières évolutions fonctionnelles, comme la gestion de crise, la réservation de salles ou encore l’accueil visiteur, l’accent sera mis cette année sur la protection du système lui-même. En effet, Micro-Sésame a reçu la certification officielle de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) pour la fiabilité de son architecture de contrôle d’accès. Faisant suite à la réalisation de maquettes et tests complets de la part des laboratoires de test de l’ANSSI, cette certification démontre le haut niveau de sécurité des produits Til Technologies face à des attaques informatiques malveillantes. Elle constitue un gage de confiance évident pour les responsables de sites sensibles et d'intérêt vital, mais également pour tous les décideurs sensibilisés aux enjeux de la cybersécurité. Comme depuis quatre ans maintenant, Til Technologies exposera aux côtés de Sorhea, son partenaire du groupe Vitaprotech. Sorhea présentera ses dernières technologies de détection intrusion périmétrique : barrières à infrarouge actif, systèmes d’instrumentalisation de clôture (câbles à détection de chocs et les systèmes d’électrification) et détecteurs volumétriques double-technologie combinant l’hyperfréquence à une fonction radar. n
AccesSecurity • Marseille Chanot • 6 - 7 mars 2019
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N° SPÉCIAL CONTRÔLE DES ACCÈS N°2 • DÉCEMBRE 2018
INTERVIEW FRÉDÉRIC PLOUVIER
INTERVIEW SYLVÈRE JEANNE
ILS EXPOSENT SUR ACCESSECURITY
INTERVIEW Frédéric Plouvier Conseiller sécurité-sûreté chez Paris Musées AccesSecurity – Quelles sont les problématiques de sûreté dans un établissement comme Paris Musées qui regroupe plusieurs sites très différents ? Frédéric Plouvier – Nous regroupons en effet quatorze musées dans la capitale, des réserves à Paris et en banlieue, un atelier et le siège. L’établissement public est constitué de 1 000 agents dont 85% dans les musées et les réserves et 15% au siège. Nous sommes confrontés à deux problématiques : protéger les œuvres contre des dégradations ou le vol et le public contre des menaces terroristes et les risques d’incendie. En ce qui concerne le risque incendie, nous sommes préparés à l’évacuation du public et du personnel tout en préservant l’intégrité des œuvres. Chaque site dispose d’un Plan de sécurité des œuvres (PSO) qui intègre un partenariat étroit avec les services de secours. La récente destruction par le feu du musée de Rio de Janeiro démontre l’utilité de tels dispositifs de prévention. Nous devons également gérer des crises comme les inondations. Les procédures prévoient l’obturation des points d’entrée de l’eau, la fermeture de l’établissement et la remontée à l’abri de 100% des œuvres. AccesSecurity – Dans ce contexte très particulier, comment gérez-vous le contrôle des accès ? Frédéric Plouvier – Le problème est différent selon que le site est ouvert ou pas au public. Dans ce dernier cas, le contrôle des accès de notre personnel est facile, de même que durant les périodes non ouvrées. C’est évidemment plus compliqué lorsque le site accueille du public : nous avons décidé de le faire passer par une seule entrée et une seule sortie. Toutes les issues sont équipées de portiques de détection mais il existe aussi des contrôles par magnétomètres. Elles sont en général sous surveillance vidéo. Il faut aussi évoquer d’éventuelles attaques armées. Si la menace vient de l’intérieur des locaux, il faut faire sortir les visiteurs et le personnel. Si elle provient de l’extérieur, il faut au contraire verrouiller et renforcer les issues et appliquer des mesures de confinement. Le personnel a été formé en trois étapes : appliquer un plan en brassant les différentes équipes, effectuer un exercice en interne, effectuer un exercice réel avec des figurants et des acteurs extérieurs. Nous sensibilisons notre personnel aux comportements possibles du public, qui sont imprévisibles dans ce genre de situation génératrice de stress : la peur, la prostration, l’envie de sortir du site ou encore de se battre contre les attaquants. AccesSecurity – Quel est l’intérêt de participer à un salon comme AccesSecurity ? Frédéric Plouvier – Son intérêt réside dans la qualité des conférences proposées aux visiteurs. Elles permettent par ailleurs d’échanger des expériences, de mener des réflexions en commun ou de trouver des pistes de solutions sur un sujet précis. Il est également possible de créer sur place un réseau ayant des problématiques similaires. Enfin, AccesSecurity accueille toutes les composantes de la profession : la sécurité incendie, la sûreté, la gestion de crise, la cybersécurité, etc. n
INTERVIEW Sylvère Jeanne Responsable de la sûreté et de la sécurité de Paris La Défense Arena AccesSecurity – Le site de Paris La Défense Arena, inauguré en septembre 2017, se trouve en plein cœur d’un tissu urbain. Quelles en sont les conséquences sur le plan de la sécurité ? Sylvère Jeanne – Nous ne bénéficions pas d’un périmètre de sécurité protégé par un grillage par exemple. Le site dispose de 80 portes ayant un accès direct sur la voie publique. La problématique est très différente selon que nous accueillons un séminaire de 50 personnes ou 40 000 spectateurs pour un concert. Je dois souligner que les architectes ou les constructeurs ne sont pas assez à l’écoute des exploitants si bien que ce bâtiment neuf nécessite, à posteriori de la livraison, des aménagements ou améliorations. Nous sommes donc obligés de dépenser de l’argent supplémentaire pour équiper le site de matériels adaptés qu’il aurait été préférable d’installer dès le début. Ainsi, 200 caméras sont opérationnelles sur le site, mais il en manque sur deux niveaux. Cela va coûter deux fois plus cher de les installer aujourd’hui qu’au moment de la construction, car il va falloir casser des murs et recâbler. Même problème pour les locaux et accès : la moitié sont équipées de lecteurs de badges et l’autre de clés physiques. Le mélange des deux systèmes ne fonctionne pas. De même, le PC de sécurité est complètement aveugle, puisqu’il bénéficie d’aucune vision directe sur l’entrée du personnel par exemple. Tout ceci résulte du fait que le projet a été conçu voici huit ans, c’est-à-dire avant les attentats terroristes de 2015 et 2016, et qu’il a peu évolué alors que les menaces ont changé. Résultat : l’aménagement urbain n’est pas du tout adapté au risque. AccesSecurity – Compte tenu de cette situation très particulière, le contrôle des accès est rendu plus complexe ? Sylvère Jeanne – C’est certain ! D’autant que l’événementiel requiert de la flexibilité, car la préparation d’un spectacle met en jeu de nombreuses contraintes pas toujours maitrisables. Le problème n’est pas le public qui est très contrôlé, mais le personnel travaillant pour des prestataires. Le risque peut être qu’une personne dispose d’une fausse accréditation pour entrer sur le site ou qu’elle en subtilise une valable à quelqu’un d’autre. Rien ne m’alerte d’une éventuelle intrusion d’une personne interdite de site. Nous sommes donc revenus à des contrôles visuels, alors qu’un système d’hypervision avec reconnaissance faciale serait nettement plus simple. Mais aujourd’hui, ce n’est pas possible à cause de la réglementation en vigueur. Quand nous détectons une intrusion illicite, nous adressons un avertissement à la personne employée par un prestataire et en cas de récidive, nous procédons à une exclusion temporaire ou totale. Nous avons massivement investi pour implanter temporairement des barrières anti voiture bélier sur la voie publique à l’occasion d’un événement, mais c’est très long à monter et démonter. Des services de police ou de gendarmerie viennent en double rideau pour sécuriser la zone. Nous faisons également appel à des sociétés de surveillance humaine lors des événements. Sur les six sélectionnées à l’origine, il en reste quatre qui assurent avec efficacité des missions différentes : espace VIP, palpations, accueil, contrôle des billets, etc. AccesSecurity – Quel est pour vous l’intérêt de venir au salon AccesSecurity ? Sylvère Jeanne – Je ne suis pas issu du monde de la sûreté puisque j’étais sapeur-pompier professionnel puis directeur d’exploitation de sites événementiels. Il est donc important pour moi d’échanger avec le plus grand nombre de professionnels sur ces problématiques et de prendre les meilleures solutions pour notre site complexe. De plus, on évoque souvent la sécurité des centres commerciaux, des ERP, des infrastructures de transports, mais très rarement l’événementiel qui est un univers très particulier, caractérisé par la gestion de l’imprévu, des commandes tardives, des processus éphémères et des consignes changeantes. Bref, l’événementiel n’est pas assez représenté dans les salons. Je me réjouis donc de pouvoir m’exprimer sur ce sujet lors des conférences organisées par AccesSecurity. n
Ils exposent SUR AccesSecurity CAME, leader de l’immotique et de la domotique CAME est un groupe leader mondial dans le secteur de l’immotique et de la domotique, avec une vaste gamme de solutions technologiques intégrées pour l’automatisation d’espaces résidentiels, publics et urbains. CAME développe des solutions pour l’anti-intrusion, la vidéosurveillance, l’interphonie, le contrôle d’accès public et privé, l’automatisation de portes, portails, barrières et parkings. CAME Urbaco est une marque leader de systèmes de contrôle d’accès intégrés, sécurité périmétrique, planification urbaine et contrôle automatisé des flux de circulation par bornes escamotables, amovibles et fixes. CAME Urbaco conçoit, fabrique, entretient et vend des solutions technologiques pour partager et délimiter les zones urbaines, résidentielles ou non résidentielles, mais également pour protéger les sites sensibles où le besoin de sécurité des bâtiments et des personnes est crucial. CAME Urbaco a développé une solution de gestion du contrôle d'accès urbain à dimension sécuritaire gérant les flux de véhicules par bornes escamotables : La borne escamotable G30 crash testée résiste à l’impact d’un pick-up de 2,5 tonnes lancé à 48km/h. Le totem de gestion City 6 Evo permet l’intégration des éléments constitutifs de l’automatisme des bornes : platine électrique, automatisme, organes de commande, organes de signalisation. Le totem de gestion City 1 est un lecteur de plaque d’immatriculation intégré identifiant l'autorisation de passage. La piétonisation est au cœur des enjeux des villes et la sécurité de la population représente une priorité internationale. Cette solution s’intègre facilement dans les zones urbaines. Elle permet une sécurisation périmétrique et un contrôle des accès urbains. n Til Technologies : un système centralisé sécurisé Til Technologies présentera au salon AccesSecurity les dernières évolutions de son système centralisé de sûreté Micro-Sésame. Outre les dernières évolutions fonctionnelles, comme la gestion de crise, la réservation de salles ou encore l’accueil visiteur, l’accent sera mis cette année sur la protection du système lui-même. En effet, Micro-Sésame a reçu la certification officielle de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) pour la fiabilité de son architecture de contrôle d’accès. Faisant suite à la réalisation de maquettes et tests complets de la part des laboratoires de test de l’ANSSI, cette certification démontre le haut niveau de sécurité des produits Til Technologies face à des attaques informatiques malveillantes. Elle constitue un gage de confiance évident pour les responsables de sites sensibles et d'intérêt vital, mais également pour tous les décideurs sensibilisés aux enjeux de la cybersécurité. Comme depuis quatre ans maintenant, Til Technologies exposera aux côtés de Sorhea, son partenaire du groupe Vitaprotech. Sorhea présentera ses dernières technologies de détection intrusion périmétrique : barrières à infrarouge actif, systèmes d’instrumentalisation de clôture (câbles à détection de chocs et les systèmes d’électrification) et détecteurs volumétriques double-technologie combinant l’hyperfréquence à une fonction radar. n
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