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OCTOBRE 2020

SOMMAIRE

INTERVIEW

« Une crise sanitaire plus difficile à gérer aujourd’hui »

Olivier Coulomb - Responsable sécurité de l’hôpital Saint Joseph de Marseille

AccesSecurity – Vos missions ont-elles changé avec le développement de la crise sanitaire ?

Olivier Coulomb – Il est surtout nécessaire d’être plus réactif ! Nous devons en effet prendre des décisions au fil de l’eau, car il est compliqué d’anticiper dans ce contexte d’incertitudes. Or, nous n’avons pas une vision claire de la situation à moyen terme.

J’estime que la crise sanitaire est plus difficile à gérer aujourd’hui que pendant le confinement : il faut assurer un fonctionnement normal de l’hôpital alors que l’épidémie se poursuit. En revanche, durant la période de confinement, l’activité était moindre et y avait moins d’interférences avec les malades ou les fournisseurs. Actuellement, il est impératif de ne pas pénaliser les patients.


AccesSecurity – Comment avez-vous intégré l’évolution des menaces dans votre dispositif de sécurité ?

Olivier Coulomb – Comme dans tous les établissements hospitaliers, celui de Saint Joseph est confronté à une multiplication des actes d’incivilité, surtout dans les services d’urgence pédiatriques et adultes, à l’accueil du public, mais aussi — à un degré moindre — dans l’ensemble des services. 

Cette extension à toutes les zones de l’hôpital est un phénomène nouveau, de même que l’augmentation du niveau d‘agressivité des patients, si bien que le personnel arrive au bout de ce qu’il peut supporter. Nous vivons actuellement un palier, mais je crains qu’avec la pandémie, la population devienne davantage stressée. 

Nous avons multiplié les initiatives, avec la mise en place des formations à la gestion de l’agressivité, un programme sur la communication positive, une cellule psychologique pour le personnel agressé et une cartographie des agressions. Par ailleurs, la zone d’accueil a été séparée par des vitres.


AccesSecurity – Quelles dispositions avez-vous pris en matière de risque terroriste ?

Olivier Coulomb - Nous travaillons en permanence sur la menace terroriste, avec l’élaboration d’un plan de sécurité qui a notamment fait appel à des cabinets spécialisés. En cas d’attentat, il n’est pas possible d’évacuer les locaux, d’autant plus que nous sommes situés en plein centre-ville. Il faudrait donc effectuer un confinement statique par bâtiment et par étage. Cela passe par la diffusion de messages au personnel et par le verrouillage de chaque service.

Le dispositif anti-attentat s’appuie sur la structure existante de lutte contre l’incendie, mais cela nécessite un investissement lourd, étalé sur deux ou trois ans. Outre les 150 caméras déjà opérationnelles, nous avons aussi installé du contrôle d’accès sur les points sensibles. nnn

ANALYSE

Redistribution des cartes dans la surveillance humaine

Aussi bien pour son rôle en complément des forces régaliennes que concernant la bataille pour le leadership de ses acteurs, la profession est agitée de nombreux soubresauts, comme elle n’en a pratiquement jamais connu dans le passé.

Elle est par exemple appelée pour de nouvelles missions lors d’événements cruciaux comme la crise sanitaire actuelle (gestion des files d’attente devant les magasins, contrôle du port du masque, etc.), les attaques terroristes (détection de comportements suspects) ou encore durant le mouvement des Gilets jaunes (protection des magasins, coordination avec les forces de l’ordre).

En attendant le vote en 2021 d’une proposition de loi définissant davantage ses attributions, la surveillance humaine subit de plein fouet le ralentissement économique : le gardiennage classique devrait reculer de 11% en 2020 et la sûreté aéroportuaire de… 60%, selon les prévisions avancées par En Toute Sécurité dans son étude annuelle.

Dans un contexte de forte concurrence entre opérateurs en trop grand nombre, les acteurs se lancent dans les grandes manœuvres afin de figurer dans le peloton de tête du marché. Une position enviée, car elle est un critère de choix pour certains donneurs d’ordre.

C’est ainsi que la filiale française du leader espagnol Prosegur a été rachetée en octobre par Fiducial qui renforce ainsi sa place de n°3. Securitas, le n°1, accentue sa diversification dans la sécurité électronique, tandis que son challenger, la société familiale Seris, s’est beaucoup développée à l’étranger, notamment avec le rachat de Konsalnet, leader polonais de la sécurité privée, se hissant désormais parmi les grands groupes européens.

Pour sa part, Luxant Group a racheté — également en octobre — Octopus Sécurité, d’une taille plus importante que lui et figure ainsi parmi les dix premiers du classement. Enfin, plusieurs poids moyens se sont récemment appuyés sur un fonds d’investissement pour financer l’accélération de leur développement : Protectim a signé avec Dzeta Group et L’Anneau avec Initiative & Finances.

Cette vaste redistribution des cartes concerne des activités dont les effectifs sont conséquents (150 000 salariés environ) et le poids économique important : 4,3 milliards d’€ pour le gardiennage classique, 530 M€ pour la sûreté aéroportuaire et 200 M€ pour l’intervention sur alarme, selon l’Atlas d’En Toute Sécurité. nnn

LA PAROLE AUX EXPOSANTS

Orange Cyberdefense

Orange Cyberdefense est le leader européen de prestations de services en cybersécurité. Nos experts protègent vos actifs partout dans le monde. Notre mission : construire une société numérique plus sûre. L’une de nos valeurs fondamentales est la confiance, et notamment en l’avenir. Internet doit rester un lieu de création de liens et de progrès. C’est ce monde numérique que nous protégeons. Sa sécurisation est portée par tout un écosystème dont nous sommes aujourd’hui au cœur. Notre approche : protéger vos essentiels.

Orange Cyberdefense accompagne les entreprises dans la sécurisation de leurs activités et de leurs données. Nous apportons à nos clients une protection sur tout le cycle de vie de la menace.

Le monde dans lequel nous évoluons est un univers hyper connecté construit autour de systèmes informatiques omniprésents. La tendance affiche une accélération des usages du digital avec une prolifération des données. Les chiffres du big data sont ahurissants : IDC estime que chaque personne sur Terre génère 1,7 mégabytes de données par seconde. Et selon McKinsey Global Institute, le volume mondial de données double tous les trois ans.

Orange Cyberdefense accompagne ses clients pour les aider à mieux comprendre et protéger leurs données :

  Cartographie des données pour en comprendre la nature : sensibles, soumises à une réglementation spécifique (RGPD, SOX, PCI, HIPPA…), etc.

•  Identification des usages des données grâce à la mise en place d’un système centralisé de la collecte des traces d’activités.

•  Visualisation et contrôle du modèle d’autorisations avec un accompagnement dans l’application du principe de moindre privilège.

•  Identification et formation des entreprises dans le traitement des habilitations.  nnn

LA PAROLE AUX EXPOSANTS

BES – Bornes Escamotables et Systèmes

Besoin de sécuriser une rue piétonne ou de contrôler le passage des véhicules à un accès ? La société B.E.S (Bornes Escamotables & Systèmes) répond aux nécessités de régulation d’accès et de sécurisation des villes, parkings, résidences, bâtiments tertiaires, des sites sensibles et à forte fréquentation. Plus concrètement, B.E.S est spécialisée dans la conception, la fabrication et la distribution de bornes escamotables et de systèmes de pilotage et de gestion d’accès associés.

La fiabilité, la qualité et la résistance représentent les éléments majeurs de la conception de ses mobiliers. Créée en 2011, B.E.S bénéficie d’une expérience de plus de 30 ans acquise par son fondateur ce qui l’a conduit à développer une technologie innovante et brevetée en France, en Europe et aux USA. Ainsi, son identité est marquée par une volonté forte de proposer des solutions conçues pour durer, et présentant une compatibilité avec tous les systèmes et un faible coût de maintenance. Pour exemple, une borne à motorisation électrique B.E.S permet de réduire en moyenne par trois le budget de maintenance des exploitants.

La marque a implanté plus de 1 000 obstacles escamotables sur le territoire national et international essentiellement outre-Atlantique. On peut citer notamment la Métropole du Grand Lyon, les villes d’Avignon, Saint-Nazaire, Angoulême et Draguignan, le 21e Régiment d’infanterie de Marine (Fréjus), le Centre commercial CAP 3000 (Saint-Laurent-du-Var), l’hôtel de police de San Antonio ou encore l’université de Santa Monica en Californie.

A l’ère des objets connectés et des besoins croissants en matière de sécurité, la société a pour vocation de développer son offre système technologique pour une gestion d’accès facilitée et sécurisée ainsi que sa gamme de bornes haute résistance, répondant à ses mêmes exigences de qualité.  nnn

AccesSecurity •  MARSEILLE CHANOT  •  10 - 11 MARS 2021

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